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Un compte rendu de trois pages ne se lit pas. Un compte rendu qui n'existe pas se paie six semaines plus tard, quand deux personnes se souviennent de deux choses différentes. Entre les deux, il y a un format d'une page qui prend vingt minutes à écrire et qui fait office de preuve.
Voici la structure, un exemple complet, et la phrase qui transforme un document informatif en accord. Notre page sur la relation client en agence traite du rythme de ces échanges.
Pas à raconter la réunion. À trois choses, dans cet ordre :
Tout ce qui ne sert pas ces trois objectifs peut sortir du document. Le ton de la réunion, les digressions, les remerciements : personne ne les relira.
Point hebdomadaire — Maison Verrier, refonte du site
Date : jeudi 8 octobre, 9 h 30 — 10 h
Présents : Antoine Verrier (gérant), Nadia Kessler (atelier), [nom] (agence)
Prochain point : jeudi 15 octobre, 9 h 30
Décisions
Actions
Points ouverts
Impacts
Aucun sur le calendrier à ce stade. Si A1 glisse au-delà du 20 octobre, la mise en ligne bascule après les fêtes.
Sans retour de votre part sous quarante-huit heures, ce compte rendu vaut accord sur les décisions ci-dessus.
Sans elle, un compte rendu est une information. Avec elle, c'est un document que le silence valide.
Elle n'a rien d'agressif — c'est un usage courant en gestion de projet — et elle règle le cas le plus fréquent : le client qui ne répond pas, puis qui conteste une décision six semaines plus tard. Le compte rendu envoyé, non contesté dans le délai annoncé, fait foi.
Deux conditions pour qu'elle tienne : le délai doit être raisonnable — quarante-huit heures ouvrées, pas quatre — et le compte rendu doit partir vite. Un compte rendu envoyé cinq jours après la réunion n'engage plus grand-chose.
« Antoine a ouvert la réunion en rappelant que… » Personne ne lit cela. Les décisions, pas le film.
Si un point n'a pas été arbitré, il va dans « points ouverts », avec un nom et une date. L'écrire en décision crée un litige à retardement.
« Client hésitant, prévoir une relance » n'a rien à faire dans un document qui part chez le client. Cela paraît évident, et cela arrive à toutes les agences au moins une fois.
Un compte rendu par point, et un point par semaine sur un projet actif. Sur un accompagnement au long cours, un compte rendu mensuel suffit, à condition qu'il existe.
Ce qui compte n'est pas la fréquence mais la régularité : un client qui reçoit un compte rendu tous les jeudis n'appelle pas le mardi pour demander où en est son dossier. C'est le seul moyen connu de réduire les sollicitations sans réduire la transparence.
Celui qui a mené la réunion, jamais un stagiaire présent pour prendre des notes. Le compte rendu contient des arbitrages : il faut avoir compris ce qui s'est joué pour savoir ce qui mérite d'être écrit.
Vingt minutes suffisent si les décisions sont notées pendant la réunion, à mesure. Deux heures si on reconstitue trois jours après, et le résultat sera moins fidèle. La bonne pratique tient en une phrase : ouvrez le document avant la réunion, remplissez les blocs pendant, relisez après.
Sur un projet qui tourne, cela représente une heure par mois pour un client. C'est le poste de temps le plus rentable d'une agence, et le premier qu'on supprime quand on est en retard.
Un compte rendu envoyé par courriel est perdu dans six semaines. Il est dans une boîte, chez une personne, et cette personne peut partir.
Déposé dans un espace client, il reste attaché au dossier, accessible aux trois personnes concernées, et daté sans contestation possible. C'est ce que propose l'espace client de Klevor : le client retrouve tous les comptes rendus au même endroit, dans l'ordre, avec les livrables auxquels ils renvoient.
Klevor garde vos comptes rendus à côté du dossier auquel ils appartiennent : le client les retrouve seul, dans l'ordre, avec les livrables et les décisions qui vont avec. Moins d'appels, et une trace quand il en faut une. Essayer Klevor quatorze jours.