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Un questionnaire de satisfaction de vingt questions obtient dix pour cent de réponses et ne change rien. Un questionnaire de cinq questions envoyé au bon moment obtient la moitié des réponses et fait remonter des choses qu'on ne vous dira jamais au téléphone.
Voici le questionnaire, le moment de l'envoyer, et surtout ce qu'on fait des réponses. Notre page sur la relation client en agence traite du suivi au quotidien.
Pas pour afficher une note sur son site. Pour trois raisons opérationnelles :
Projet Maison Verrier — votre avis en deux minutes
Trois notes, deux questions ouvertes. Les notes se comparent d'un client à l'autre et d'une année sur l'autre ; les champs libres apportent la matière.
La question 4 est formulée à dessein : « qu'est-ce qui vous a manqué » obtient des réponses là où « avez-vous des remarques » n'en obtient aucune. On demande un manque, pas une critique, et cela change tout.
Envoyez-le nominativement, depuis l'adresse de la personne qui a suivi le dossier, pas depuis une adresse générique. Le taux de réponse double.
Appelez dans les vingt-quatre heures. Pas pour vous défendre, pour comprendre. La règle qui fonctionne : on écoute, on reformule, on annonce ce qu'on change, on rappelle quinze jours plus tard.
Un client mécontent traité vite devient souvent plus fidèle qu'un client qui n'a jamais eu de problème. Un client mécontent ignoré ne se manifeste plus jamais.
C'est le moment de demander deux choses, et le seul moment où c'est facile : un avis écrit, et une mise en relation. « Y a-t-il quelqu'un autour de vous à qui ce travail serait utile ? » se pose une fois par an, au bon moment.
Le vrai gisement. Si trois clients écrivent qu'ils n'ont pas su à qui écrire, le problème n'est pas relationnel : il est organisationnel, et il se corrige une fois pour toutes.
Le taux de réponse dépend autant du canal que des questions.
Évitez la relance automatique au bout de trois jours : elle agace davantage qu'elle ne convertit. Une relance unique, une semaine plus tard, écrite à la main, suffit largement.
Enfin, dites ce que vous ferez des réponses. Un questionnaire qui annonce « vos réponses seront reprises au point annuel de janvier » obtient plus de réponses qu'un questionnaire anonyme sans suite annoncée.
Au-delà de six questions, le taux de réponse s'effondre. Vous obtenez davantage d'informations sur moins de monde, ce qui est exactement l'inverse de ce qu'on cherche.
Interroger un client et ne rien changer est pire que ne pas l'interroger. Il a consacré du temps à répondre, et il constatera l'année suivante que rien n'a bougé.
Une note moyenne de 4,1 sur 5 ne dit rien. Ce qui compte, c'est le nombre de clients en dessous de 3, et ce qu'ils ont écrit. La moyenne rassure, la queue de distribution informe.
Une agence qui ne mesure rien peut commencer très simplement : une question, posée en fin de chaque projet, par courriel, en une ligne.
Sur ce projet, qu'est-ce qui vous a le plus manqué ?
Une seule question obtient un taux de réponse très élevé et suffit à faire remonter l'essentiel. Le questionnaire complet peut venir ensuite, quand l'habitude est prise.
Klevor garde l'historique de chaque client au même endroit : les projets, les échanges, les délais tenus et ceux qui ont glissé. Vous savez ce qui s'est passé avant d'appeler. Essayer Klevor quatorze jours.