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Devis et chiffrage 4 min de lecture

Tarif d'une agence de communication : les prix pratiqués

La question revient dans tous les premiers rendez-vous, et personne n'y répond franchement. Une agence facture entre 400 et 900 euros la journée selon sa taille, sa ville et la nature du travail. Tout le reste en découle, y compris les forfaits qui prétendent ne pas en dépendre.

Voici les fourchettes par prestation, la manière dont un tarif journalier se construit, et comment bâtir sa propre grille. Notre page sur le devis d'agence de communication traite de la mise en forme du chiffrage.

Le tarif journalier, et d'où il vient

Un tarif journalier moyen n'est pas un prix de vente choisi au flair. Il se calcule, et le calcul explique pourquoi il paraît élevé.

Prenez un salarié à 38 000 euros brut annuels. Chargé, il coûte environ 53 000 euros. Sur une année, il reste à peu près 210 jours ouvrés, dont 60 à 70 pour cent seulement sont facturables : le reste part en avant-vente, en administratif, en formation et en projets internes. Cela fait 140 jours vendus, soit un coût direct de 380 euros par jour vendu.

Ajoutez les charges de structure, les locaux, les licences, la direction et une marge de quinze pour cent, et le tarif de vente tombe autour de 600 euros. Une agence qui facture 400 euros la journée ne gagne pas d'argent : elle en perd lentement.

Les fourchettes par poste

  • Direction artistique — 600 à 900 € la journée.
  • Direction de projet — 550 à 800 € la journée.
  • Conception-rédaction — 500 à 750 € la journée.
  • Développement et intégration — 500 à 800 € la journée.
  • Social media et community management — 400 à 600 € la journée.
  • Stratégie et conseil — 800 à 1 500 € la journée.

Les écarts s'expliquent par trois facteurs : la ville, l'ancienneté de l'intervenant et la présence d'une dimension conseil. Le même travail d'intégration se facture 500 euros à Nantes et 750 à Paris.

Les forfaits les plus courants

  • Identité visuelle — 3 500 à 12 000 € selon le nombre de déclinaisons et la présence d'une plateforme de marque.
  • Site vitrine de dix pages — 8 000 à 25 000 €.
  • Site marchand — 20 000 à 80 000 €.
  • Accompagnement social media — 900 à 3 500 € par mois.
  • Campagne complète, création et diffusion — à partir de 15 000 €, hors achat d'espace.

Un forfait n'est jamais qu'un nombre de jours multiplié par un tarif, plus une marge de risque. Quand un client demande une remise sur un forfait, il demande en réalité de retirer des jours : dites-lui lesquels.

Ce qui fait monter ou descendre un prix

Ce qui le fait monter

  • Un délai contraint qui oblige à décaler d'autres dossiers.
  • Plusieurs décideurs côté client, donc plusieurs cycles de validation.
  • Un secteur réglementé, où chaque texte passe par un service juridique.
  • Un existant technique que personne ne documente.

Ce qui le fait descendre

  • Un contenu fourni, propre et complet.
  • Un interlocuteur unique qui décide.
  • Un engagement pluriannuel qui lisse l'avant-vente.
  • Une marque déjà dotée d'une charte utilisable.

Ces facteurs se disent au client. Un prix qui varie sans explication paraît arbitraire ; un prix dont on nomme les leviers devient un sujet de travail commun.

Construire sa grille tarifaire

Une grille tient en une page et sert deux fonctions : chiffrer vite, et répondre pareil deux fois de suite.

  • Un tarif par profil, pas un tarif unique d'agence.
  • Une unité par prestation : le jour pour la création, la page pour la déclinaison, le mois pour l'accompagnement.
  • Un plancher en dessous duquel on ne descend pas, écrit et connu de tous.
  • Une révision annuelle, datée. Une grille qui n'a pas bougé depuis trois ans a perdu une partie de sa marge en inflation.

Diffuser sa grille aux clients est un choix. La diffuser en interne n'en est pas un : c'est ce qui évite qu'un chiffrage dépende de qui a décroché le téléphone.

Faut-il afficher ses tarifs

Deux écoles, et les deux se défendent.

Afficher une fourchette filtre les demandes hors budget avant le premier rendez-vous. Sur un site d'agence, une ligne suffit : « nos accompagnements démarrent à 8 000 euros ». Vous perdez les curieux et vous gagnez du temps.

Ne rien afficher se défend quand chaque dossier est différent au point qu'une fourchette induirait en erreur. Dans ce cas, donnez au moins un ordre de grandeur au téléphone, dès le premier appel. Un client qui découvre le prix au troisième rendez-vous se sent piégé, même si le prix est juste.

Savoir si un tarif tient

Un tarif ne se juge pas au devis, mais à la clôture du dossier. La seule question qui compte : combien de jours ont réellement été passés, comparés aux jours vendus ?

Une agence qui ne suit pas ce rapport découvre ses pertes en fin d'exercice, quand plus rien n'est rattrapable. Une agence qui le suit dossier par dossier ajuste sa grille sur des faits, et cesse de vendre les prestations sur lesquelles elle perd à chaque fois. C'est ce que fait le suivi de rentabilité de Klevor : les heures saisies remontent en face du montant vendu, pendant que le dossier tourne.

Ce qu'il faut retenir

  • 400 à 900 € la journée selon le profil, la ville et la part de conseil.
  • Un tarif se calcule à partir du coût chargé et du taux de jours facturables, jamais au flair.
  • Un forfait est un nombre de jours : une remise, c'est des jours en moins.
  • Une grille par profil, révisée chaque année, avec un plancher écrit.
  • Le vrai contrôle, c'est le rapport entre jours vendus et jours passés.

Klevor rapproche vos jours vendus de vos jours passés dossier par dossier : vous voyez la marge pendant que le projet tourne, pas trois mois après la facture. Essayer Klevor quatorze jours et vérifiez vos tarifs sur vos dix derniers dossiers.