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Klevor
La question revient dans tous les premiers rendez-vous, et personne n'y répond franchement. Une agence facture entre 400 et 900 euros la journée selon sa taille, sa ville et la nature du travail. Tout le reste en découle, y compris les forfaits qui prétendent ne pas en dépendre.
Voici les fourchettes par prestation, la manière dont un tarif journalier se construit, et comment bâtir sa propre grille. Notre page sur le devis d'agence de communication traite de la mise en forme du chiffrage.
Un tarif journalier moyen n'est pas un prix de vente choisi au flair. Il se calcule, et le calcul explique pourquoi il paraît élevé.
Prenez un salarié à 38 000 euros brut annuels. Chargé, il coûte environ 53 000 euros. Sur une année, il reste à peu près 210 jours ouvrés, dont 60 à 70 pour cent seulement sont facturables : le reste part en avant-vente, en administratif, en formation et en projets internes. Cela fait 140 jours vendus, soit un coût direct de 380 euros par jour vendu.
Ajoutez les charges de structure, les locaux, les licences, la direction et une marge de quinze pour cent, et le tarif de vente tombe autour de 600 euros. Une agence qui facture 400 euros la journée ne gagne pas d'argent : elle en perd lentement.
Les écarts s'expliquent par trois facteurs : la ville, l'ancienneté de l'intervenant et la présence d'une dimension conseil. Le même travail d'intégration se facture 500 euros à Nantes et 750 à Paris.
Un forfait n'est jamais qu'un nombre de jours multiplié par un tarif, plus une marge de risque. Quand un client demande une remise sur un forfait, il demande en réalité de retirer des jours : dites-lui lesquels.
Ces facteurs se disent au client. Un prix qui varie sans explication paraît arbitraire ; un prix dont on nomme les leviers devient un sujet de travail commun.
Une grille tient en une page et sert deux fonctions : chiffrer vite, et répondre pareil deux fois de suite.
Diffuser sa grille aux clients est un choix. La diffuser en interne n'en est pas un : c'est ce qui évite qu'un chiffrage dépende de qui a décroché le téléphone.
Deux écoles, et les deux se défendent.
Afficher une fourchette filtre les demandes hors budget avant le premier rendez-vous. Sur un site d'agence, une ligne suffit : « nos accompagnements démarrent à 8 000 euros ». Vous perdez les curieux et vous gagnez du temps.
Ne rien afficher se défend quand chaque dossier est différent au point qu'une fourchette induirait en erreur. Dans ce cas, donnez au moins un ordre de grandeur au téléphone, dès le premier appel. Un client qui découvre le prix au troisième rendez-vous se sent piégé, même si le prix est juste.
Un tarif ne se juge pas au devis, mais à la clôture du dossier. La seule question qui compte : combien de jours ont réellement été passés, comparés aux jours vendus ?
Une agence qui ne suit pas ce rapport découvre ses pertes en fin d'exercice, quand plus rien n'est rattrapable. Une agence qui le suit dossier par dossier ajuste sa grille sur des faits, et cesse de vendre les prestations sur lesquelles elle perd à chaque fois. C'est ce que fait le suivi de rentabilité de Klevor : les heures saisies remontent en face du montant vendu, pendant que le dossier tourne.
Klevor rapproche vos jours vendus de vos jours passés dossier par dossier : vous voyez la marge pendant que le projet tourne, pas trois mois après la facture. Essayer Klevor quatorze jours et vérifiez vos tarifs sur vos dix derniers dossiers.