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Les règles que vous connaissez pour un impayé entre professionnels ne s'appliquent pas à un client particulier. Ni les pénalités de plein droit, ni l'indemnité forfaitaire de 40 euros. Ce qui subsiste, ce sont les stipulations du contrat, et rien d'autre.
Voici ce qui vaut réellement face à un particulier, la clause à prévoir en amont, et les recours dans l'ordre. Notre page sur la facturation en agence de communication traite du cas professionnel, qui obéit à une logique différente.
Cette différence surprend, et elle explique pourquoi tant de relances adressées à des particuliers reprennent des mentions qui n'ont aucune portée. Réclamer 40 euros à un consommateur affaiblit le reste du courrier.
À défaut de clause, la somme due porte intérêt au taux légal à compter de la mise en demeure. Le taux applicable aux créances dues à un particulier est révisé chaque semestre et publié au Journal officiel. Le montant reste modeste, mais il a un mérite : il ne se conteste pas.
Un contrat conclu avec un particulier peut prévoir une pénalité en cas de retard. Deux conditions pour qu'elle tienne :
Une clause raisonnable et réciproque tient. Une clause à vingt pour cent du montant ne tiendra pas.
Elle se place aux conditions du devis, pas dans un document annexe que le client n'a jamais lu.
En cas de retard de paiement, les sommes dues porteront intérêt au taux légal à compter de la mise en demeure adressée par lettre recommandée. En cas de manquement du prestataire à ses obligations de livraison, le client bénéficiera d'une réduction de prix équivalente, dans les mêmes conditions.
La seconde phrase est celle qui rend la première solide. Elle coûte peu et retire l'argument principal d'une contestation.
Sept jours après l'échéance, par courriel ou courrier simple. Face à un particulier, l'oubli et la difficulté financière sont les deux causes dominantes : la première se règle par un rappel, la seconde par un échéancier.
En recommandé avec accusé de réception. Elle fait courir les intérêts au taux légal et conditionne la suite. Elle porte le mot « mise en demeure », le montant exact et un délai chiffré.
Tout professionnel qui traite avec des consommateurs doit adhérer à un dispositif de médiation et en communiquer les coordonnées. Le recours est gratuit pour le client, et il débloque parfois un dossier avant toute procédure.
L'injonction de payer devant le tribunal judiciaire reste la voie la plus simple pour une créance non contestée. Le dossier repose sur le devis signé, la facture, la preuve de la livraison et l'accusé de réception de la mise en demeure.
Face à un particulier, la cause d'un impayé est rarement la mauvaise foi. C'est presque toujours un décalage de trésorerie, et un client qui ne peut pas payer 3 000 euros peut souvent en payer 500 par mois.
Un échéancier vaut mieux qu'une procédure, pour trois raisons pratiques.
Écrivez-le, faites-le signer, et prévoyez la clause de déchéance du terme : « à défaut de paiement d'une seule échéance, la totalité du solde deviendra immédiatement exigible ». Sans elle, un échéancier abandonné au troisième mois vous ramène à la case départ.
Une créance détenue par un professionnel sur un consommateur se prescrit par deux ans. C'est court, et bien plus court que les cinq ans applicables entre professionnels.
Concrètement : une facture émise en mars 2026 et jamais réclamée n'est plus recouvrable en mars 2028. Un dossier laissé de côté pendant deux ans est un dossier perdu, quelle que soit la solidité des preuves.
Face à un particulier, trois habitudes évitent la quasi-totalité des impayés.
La dernière ligne du devis compte autant que le prix : un client qui a compris quand il paiera n'est pas un client qui paie en retard.
Klevor distingue vos clients professionnels de vos clients particuliers, applique les bonnes mentions à chacun et vous signale les factures qui approchent de la prescription. Essayer Klevor quatorze jours et arrêtez d'envoyer les mêmes relances à tout le monde.