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Choisir un outil français relève rarement du patriotisme économique. Trois raisons concrètes le justifient : la localisation des données, la joignabilité du support, et l'adaptation aux règles comptables et fiscales françaises. Les trois se vérifient, et aucune ne se devine à la nationalité affichée sur le site.
Voici ce qu'il faut contrôler, les questions à poser, et ce que la mention « français » recouvre en pratique. Notre page sur la gestion de projet en agence traite du choix d'outil sous l'angle du process.
Un éditeur français peut parfaitement héberger ses données aux États-Unis. Une société immatriculée à Paris peut être détenue par un groupe américain, ce qui change la situation au regard des lois d'accès extraterritoriales. Et un outil traduit en français n'est pas un outil français.
Trois notions à distinguer :
Les trois peuvent différer. C'est le deuxième qui compte pour le RGPD, et le troisième pour les questions d'accès par une autorité étrangère.
Elle figure dans la politique de confidentialité et dans les conditions d'utilisation. Cherchez le nom du centre de données et le pays, pas une formule comme « nous respectons le RGPD », qui n'engage à rien de vérifiable.
Attention aux sous-traitants : un outil hébergé en France peut envoyer vos données à une dizaine de services tiers, pour l'envoi de courriels, l'analyse d'usage ou le support. La liste des sous-traitants doit être publiée.
Vous traitez des données personnelles de vos clients, l'éditeur les héberge : un accord de traitement des données est obligatoire. Un éditeur sérieux le fournit sans qu'on le demande. S'il faut insister, c'est déjà une réponse.
Pour un outil qui touche à la facturation, quatre points concrets :
Un outil étranger généraliste couvre rarement les quatre. Notre article sur la facturation électronique détaille ce que l'échéance impose.
Un support qui répond en douze heures depuis un autre continent est un support qui répond le lendemain. Pour une agence, la question se pose le jour où un client n'accède plus à son espace, et ce jour-là quatre heures comptent.
Six questions, une seule réunion. Un éditeur qui répond précisément aux six mérite d'être considéré, quelle que soit sa taille.
Trois situations où la question devient très concrète.
Dans les trois cas, la réponse doit être documentée avant qu'on vous la demande. Une agence qui sait dire où sont ses données gagne des dossiers qu'une agence approximative perd.
La question de la localisation ne vient pas seulement de vous. Elle arrive de plus en plus souvent par vos clients, et il vaut mieux avoir la réponse prête.
Ces quatre éléments tiennent en deux pages. Les avoir écrits avant qu'on vous les demande transforme une question embarrassante en argument commercial, et c'est un travail qui se fait une fois.
Un outil médiocre hébergé en France reste un outil médiocre. La localisation est un critère nécessaire sur certains dossiers, jamais un critère suffisant.
L'ordre raisonnable : d'abord ce que l'outil fait de votre métier, ensuite son adoption par l'équipe, ensuite la conformité et l'hébergement, enfin le prix. Un outil parfaitement souverain que personne n'ouvre ne protège rien du tout.
Klevor est édité en France, héberge ses données dans l'Union européenne et fournit son contrat de sous-traitance sur demande. Le support répond en français, aux heures françaises. Essayer Klevor quatorze jours, ou poser vos questions de conformité avant de tester.