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Klevor
La plupart des tableaux de bord de projet finissent en cimetière. On les construit un lundi de janvier, on les remplit trois semaines, puis plus personne ne les ouvre. Pas parce que l'idée est mauvaise, mais parce qu'on y a mis vingt indicateurs alors qu'on en regarde trois. Un tableau de bord utile répond à une seule question : est-ce qu'on va livrer à temps, et à quel prix ?
Voici un exemple concret, calibré pour une agence de trois à trente personnes, avec ce qu'il faut y mettre et surtout ce qu'il faut en retirer. Il complète notre page sur la gestion de projet en agence, qui traite du process en amont.
Un chef de projet en agence n'a pas besoin d'un cockpit d'avion. Il a besoin de six chiffres, lisibles en dix secondes, et à jour.
Six lignes. Si vous en ajoutez une septième, retirez-en une.
Voici à quoi ressemble le suivi d'un dossier de refonte de site, à mi-parcours.
Dossier : Maison Verrier, refonte du site — semaine 6 sur 12
Ce tableau dit quelque chose immédiatement : le projet consomme plus vite qu'il n'avance. 64 % du budget pour 41 % du travail, à mi-parcours, annonce un dépassement d'environ six jours si rien ne change. Et la cause probable est en ligne quatre : neuf jours d'attente sur les photos ont décalé toute la chaîne.
Aucun indicateur supplémentaire n'aurait dit cela plus vite.
Au lancement, pas en cours de route. Un tableau de bord monté au milieu d'un projet qui dérape sert à documenter le dérapage, pas à l'éviter.
Trois règles de construction :
Si les jours consommés viennent d'un tableur, l'avancement d'un outil de tâches et les échéances d'un agenda, le tableau de bord sera faux le troisième jour. Non par négligence : parce que trois sources demandent trois mises à jour, et que personne ne les fait toutes les trois.
C'est la raison pour laquelle un tableau de bord de projet devrait se lire là où le travail se fait, et se remplir tout seul. Une tâche déplacée met à jour l'avancement ; un temps saisi met à jour le budget ; une échéance modifiée met à jour la date. C'est ce que fait un logiciel de gestion pour agence, et c'est la seule manière connue de tenir un tableau de bord au-delà du premier mois.
Le temps réel est une promesse de vendeur. Sur un projet d'agence, rien ne change entre neuf heures et onze heures. Une mise à jour quotidienne suffit, et une lecture hebdomadaire avec l'équipe vaut mieux qu'un écran que personne ne regarde.
Le chef de projet regarde l'avancement et les tâches en retard. Le dirigeant regarde les jours consommés et la charge d'équipe. Ce ne sont pas les mêmes chiffres, et vouloir les mettre dans le même écran produit un écran que ni l'un ni l'autre ne lit.
La tentation est d'ajouter. Voici ce qui n'a jamais servi sur un projet d'agence :
Il montre ce qui se compte. Un client qui commence à répondre plus lentement, une équipe qui se démotive, une commande dont le périmètre glisse de semaine en semaine : rien de tout cela n'apparaît en chiffres avant qu'il soit tard.
Le tableau de bord ne remplace donc pas le point hebdomadaire avec l'équipe. Il le prépare : quinze minutes de lecture évitent une heure de tour de table où chacun raconte où il en est.
Un tableau de bord qui se remplit à la main meurt au bout d'un mois. Klevor tient le vôtre à partir du travail réel : les tâches, les temps saisis et les échéances alimentent l'écran sans que personne recopie rien. Essayer Klevor quatorze jours et voyez, dès le premier dossier, l'écart entre ce que vous avez vendu et ce que vous consommez.