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Les pénalités de retard existent de plein droit entre professionnels : elles sont dues dès le lendemain de l'échéance, sans qu'il faille de rappel ni de mise en demeure. La plupart des agences ne les réclament jamais, et c'est un choix défendable. Encore faut-il que ce soit un choix, pas une ignorance.
Voici comment elles se calculent, ce que change la mention portée au devis, et quand il est utile de les appliquer. Notre page sur la facturation en agence de communication traite de la chaîne complète, de l'émission au recouvrement.
Deux situations, et elles ne donnent pas le même résultat.
Beaucoup d'agences reprennent tel quel le taux supplétif dans leurs conditions, et c'est raisonnable : il est élevé, il n'a pas à se justifier, et il évite de devoir défendre un taux maison.
La formule tient en une ligne :
montant TTC impayé × taux annuel × nombre de jours de retard ÷ 365
Trois précisions qui changent le résultat.
Facture de 4 320 € TTC, échue le 14 avril, réglée le 12 juin. Taux retenu : 12,15 pour cent, soit un taux de refinancement de 2,15 pour cent majoré de dix points.
Cent vingt-quatre euros sur une facture de quatre mille : le montant paraît faible, et c'est précisément la raison pour laquelle personne ne les réclame. Ce n'est pas le montant qui compte, c'est le signal.
Elle est due par facture en retard, et non par client ni par relance. Un client qui laisse filer six factures doit six fois quarante euros.
Elle est forfaitaire : elle ne se justifie pas, elle ne se prouve pas, et elle s'ajoute aux pénalités. Si vos frais de recouvrement réels dépassent ce montant, un complément peut être réclamé sur justificatifs.
Comme les pénalités, elle suppose une mention au devis et sur la facture. Une phrase suffit : « en cas de retard de paiement, une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € sera due, sans préjudice des pénalités de retard ».
La question n'est pas juridique, elle est commerciale. Trois cas de figure.
Ne réclamez pas. Renégociez plutôt le délai contractuel, ou passez au prélèvement. Facturer 60 euros de pénalités à un client qui vous confie 80 000 euros par an est un mauvais calcul.
Mentionnez sans facturer. La deuxième relance rappelle que les pénalités sont dues, et s'arrête là. L'effet recherché est obtenu.
Appliquez, et facturez-les séparément. C'est le seul langage qui produit un effet sur un client dont le retard est une politique de trésorerie et non un accident.
Les pénalités ne s'ajoutent pas à la facture d'origine, qui est déjà émise. Elles font l'objet d'une facture distincte, mentionnant la facture concernée, la période de retard et le taux appliqué.
Elles ne sont pas soumises à la TVA : ce sont des dommages et intérêts, pas la contrepartie d'une prestation. Comptablement, elles se rattachent à l'exercice au cours duquel elles sont acquises.
Réclamer des pénalités ne devrait jamais être une surprise. Trois moments suffisent à les rendre acceptables.
Un client averti trois fois qui reçoit une facture de pénalités ne se sent pas puni. Un client qui la découvre sans préavis retiendra surtout qu'on lui a fait un procès pour cinquante euros.
Trois conditions, dans l'ordre.
La première est celle qui manque le plus souvent. Une facture qui porte seulement « payable à réception » laisse une marge d'interprétation qu'un client de mauvaise foi exploitera.
Klevor porte vos mentions sur chaque devis et chaque facture, calcule les pénalités dues et vous dit quels clients dépassent systématiquement. Essayer Klevor quatorze jours et voyez qui vous fait crédit.