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Un diagramme de Gantt met le temps en abscisse et les tâches en ordonnée. Chaque tâche devient une barre horizontale, et l'ensemble donne en un regard la durée du projet, ce qui se chevauche, et ce qui attend quoi.
On peut en construire un sans rien payer, et de quatre manières différentes. Elles ne se valent pas, et le choix se joue sur une seule fonction. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la méthode de planification en amont de l'outil.
Il montre trois choses : la durée de chaque tâche, leur position dans le calendrier, et les dépendances entre elles. C'est cette troisième information qui justifie le format ; sans elle, une simple liste datée ferait le même travail.
Il ne montre pas la charge de travail. Une barre de trois semaines peut représenter deux jours d'effort étalés ou quinze jours à plein temps. Un Gantt lu comme un plan de charge produit des équipes surbookées qui semblaient disponibles sur le diagramme.
La plus répandue, et la meilleure pour comprendre la mécanique. Une ligne par tâche, une colonne par semaine, une mise en forme conditionnelle qui colore les cellules situées entre la date de début et la date de fin. L'allure en barres apparaît toute seule.
Son avantage est qu'elle ne coûte rien et ne demande aucun compte. Sa limite est immédiate : les dépendances n'existent pas. Déplacer une tâche ne décale aucune des suivantes, et il faut tout recaler à la main.
La plupart des outils de gestion de projet du marché proposent une formule gratuite qui inclut une vue chronologique. On y gagne les dépendances automatiques et le partage par lien.
Trois réserves reviennent presque toujours dans ces formules.
Il existe des logiciels de planification libres, installables sur son poste ou sur son propre serveur, qui gèrent les dépendances, le chemin critique et l'affectation des ressources sans aucune limite d'utilisateurs.
Le coût n'est pas nul, il est simplement déplacé. Installation, mise à jour, sauvegarde et interface datée se paient en temps interne. Pour une équipe qui a déjà quelqu'un à l'aise avec un serveur, c'est une option sérieuse. Pour une agence de six personnes, la demi-journée d'installation dépasse souvent l'économie réalisée.
Certains logiciels de gestion d'activité intègrent une vue chronologique dans leur offre d'essai ou leur formule d'entrée. L'intérêt n'est pas le diagramme lui-même mais ce qui l'entoure : les tâches viennent du devis signé, et le temps passé remonte en face.
Notre comparatif des logiciels de gestion de projet gratuits détaille ce que chaque formule couvre réellement.
Cinq colonnes suffisent : tâche, responsable, date de début, durée en jours, date de fin calculée. Les semaines occupent ensuite les colonnes suivantes.
Un exemple complet, avec les tâches d'un projet réel et leurs durées, se trouve dans notre article sur le diagramme de Gantt en exemple.
Trois signaux, et le premier arrive vite.
Listez les tâches, donnez à chacune une date de début et une durée, puis posez-les sur une grille où chaque colonne est une semaine. Dans un tableur, une mise en forme conditionnelle colore les cellules comprises entre le début et la fin de chaque tâche et produit les barres. Dans un outil en ligne, la saisie des dates suffit. Commencez par dix à quinze tâches : au-delà, un premier diagramme devient illisible avant d'être utile.
Cela dépend de ce que vous voulez que le diagramme fasse après. Pour une image à envoyer une fois, un tableur suffit. Pour un planning qui vit, il faut un outil qui propage les dépendances : quand une tâche glisse, les suivantes se décalent seules. C'est la seule fonction qu'un tableur ne sait pas faire, et c'est elle qui départage les options gratuites.
Deux méthodes. La mise en forme conditionnelle, décrite plus haut, colore une grille de semaines et donne un résultat lisible en vingt minutes. L'autre passe par un graphique en barres empilées : on empile une première série invisible correspondant au délai avant démarrage, puis une seconde série correspondant à la durée. La première est plus simple à tenir dans le temps.
Il rend visibles les chevauchements et les attentes. Sur un projet client, les périodes de validation apparaissent comme des barres au même titre que la production, ce qui montre au commanditaire que son propre délai de réponse fait partie du calendrier. C'est souvent le seul document qui rend cette conversation possible sans tension.
Dans Klevor, le calendrier d'un dossier n'est pas un document séparé : les tâches viennent du devis accepté, le temps saisi remonte en face, et le client voit l'avancement depuis son propre espace sans qu'on lui envoie une image. Essayer Klevor quatorze jours sur un projet en cours, ou demander une démonstration pour voir la vue calendrier sur vos propres dossiers.