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Klevor
Un freelance travaille seul, ce qui a une conséquence directe sur son devis : il n'a personne pour absorber un dépassement. Les clauses qui, dans une agence, coûtent une marge, coûtent ici des journées non payées.
Voici la structure d'un devis d'indépendant, les cinq clauses à ne jamais omettre, et la façon de présenter un taux journalier sans le rendre négociable. Notre page sur le devis et le chiffrage traite de la méthode d'estimation.
Il se calcule à partir de trois nombres : le revenu annuel visé, les charges et frais de structure, et le nombre de jours réellement facturables. Ce dernier dépasse rarement cent soixante sur une année, une fois retirés les congés, la prospection, l'administratif et la formation.
Sur le devis, affichez des jours en face des lignes plutôt qu'un taux isolé. Un client qui voit « maquettes, 5 jours » discute du périmètre ; un client qui voit « 600 € par jour » discute du taux. La première conversation préserve votre revenu, la seconde l'entame.
Refonte du site vitrine d'un cabinet, freelance seul.
Total : 6 750 € net, 13,5 jours. Acompte de trente pour cent à la commande, solde à la mise en ligne. Deux séries de modifications incluses par livrable. Validation client attendue sous cinq jours ouvrés.
La mention « net » correspond à une activité en franchise en base ; en cas d'assujettissement, les montants s'affichent hors taxes avec le taux applicable, comme le rappelle notre article sur le devis gratuit pour auto-entrepreneur.
Le devis fait pour être accepté. Rogner deux jours pour passer sous un seuil psychologique se paie en travail non facturé. Un devis refusé coûte moins cher qu'un devis accepté trop bas.
Le périmètre décrit par le client. Reformulez-le vous-même dans le bloc contexte. C'est cette reformulation qui vous protégera quand l'objectif aura glissé.
Le silence après l'envoi. Un devis relancé deux fois se signe nettement plus souvent. Programmez les relances au moment de l'envoi, à cinq jours puis à quinze.
Oui, à condition que le client en soit informé avant. C'est justifié quand le chiffrage demande une véritable analyse : audit, relevé, étude technique. L'usage consiste à déduire le montant de la facture si la mission est confiée.
Pour une proposition standard, faire payer le devis reste rare et se défend mal. La bonne réponse à un chiffrage long est plutôt de vendre un cadrage court au forfait, qui débouchera sur un devis précis.
Les taux observés en France varient fortement selon le métier, l'expérience et la région, couramment de trois cents à huit cents euros par jour, davantage sur des expertises rares. Un taux moyen n'a pas grand sens comme repère : le vôtre se calcule à partir du revenu visé, des charges, et d'un nombre de jours facturables qui dépasse rarement cent soixante par an.
Oui dans le cas général, à condition d'en informer le client avant sa réalisation, et le devis doit indiquer son propre caractère payant. Certaines prestations réglementées imposent en revanche la gratuité, notamment dans le dépannage et la réparation au-delà d'un seuil, comme le détaille notre article sur le devis obligatoire.
La facture reprend exactement les lignes du devis accepté, avec le même détail et les mêmes montants. Émettez la facture d'acompte dès l'acceptation, puis les factures intermédiaires aux jalons prévus, et le solde à la livraison. Numérotation continue, sans trou ni doublon : c'est la seule contrainte de forme réellement stricte.
Pour une mission courte et bien décrite, le devis accepté suffit : il vaut contrat sur son objet. Pour une mission longue, une régie, ou une prestation touchant à la propriété intellectuelle et à la confidentialité, ajoutez des conditions générales ou un contrat de prestation. Les deux se complètent sans se remplacer.
Dans Klevor, un indépendant retrouve ses lignes habituelles, l'acceptation crée le dossier et sa facture d'acompte, et le temps passé remonte en face du montant vendu, dossier par dossier. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.