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Une facture électronique n'est pas un document envoyé par courriel. C'est un fichier structuré, dans un format normalisé, transmis par une plateforme agréée. C'est cette définition qui détermine ce qu'un logiciel doit savoir faire.
Voici les formats concernés, ce que change le rôle des plateformes, les six questions à poser à un éditeur et les ordres de prix observés. Notre page sur la facturation et la trésorerie traite du cycle d'encaissement.
Trois conditions cumulatives, et c'est la troisième qui surprend.
Un document envoyé en pièce jointe d'un courriel remplit au mieux la première condition, jamais la troisième.
Le choix du format n'a pas à vous occuper : c'est l'affaire du logiciel et de la plateforme. Ce qui vous concerne, c'est qu'ils sachent produire l'un des formats admis. Ce que la réforme impose exactement, et à qui, est détaillé dans notre article sur le logiciel de facturation obligatoire.
Elles sont l'intermédiaire obligatoire. Elles vérifient la conformité du fichier, l'acheminent vers la plateforme du destinataire, gèrent les statuts du cycle de vie de la facture, et transmettent les données à l'administration.
Le portail public a été recentré sur un rôle d'annuaire et de concentrateur : il ne joue pas le rôle de service de dépôt gratuit universel. Il faut donc passer par une plateforme agréée, soit directement, soit via un logiciel raccordé.
La deuxième question est celle qui réserve les mauvaises surprises : un abonnement affiché à quinze euros peut devenir trente une fois le raccordement et le volume de documents comptés.
Trois repères, très variables selon le volume et les fonctions incluses.
Ce ne sont pas des tarifs mais des ordres de grandeur : demandez un devis sur votre volume réel, émission et réception comprises.
La réforme est vécue comme une contrainte, et elle apporte deux choses concrètes.
Le statut de la facture est connu. Vous savez si elle a été reçue, acceptée ou refusée, au lieu de supposer qu'un courriel est arrivé. Une grande partie des retards de paiement vient d'une facture jamais entrée dans le circuit de validation du client.
La saisie disparaît du côté du destinataire. Vos propres factures fournisseurs arrivent structurées, ce qui supprime la ressaisie et l'archivage manuel, sujet traité dans notre article sur la dématérialisation des factures clients.
Celui qui est raccordé à une plateforme agréée, gère la réception autant que l'émission, suit les statuts de la facture, et affiche un prix incluant votre volume réel. Ces quatre points départagent les offres bien mieux que la liste des fonctions. Vérifiez également l'export complet de vos données avant de vous engager.
Certains éditeurs incluent le raccordement dans une offre d'entrée peu coûteuse, et quelques-uns proposent une formule gratuite à très faible volume. Il n'existe en revanche pas de service public gratuit assurant le dépôt et la transmission pour toutes les entreprises : le portail public a été recentré sur un rôle d'annuaire et de concentrateur.
Les offres d'entrée pour indépendants se situent couramment entre dix et trente euros par mois, et les offres pour petites structures entre trente et cent euros. Certaines plateformes facturent au document. Demandez toujours un chiffrage sur votre volume réel, réception comprise, car c'est elle qui est oubliée dans les comparaisons.
Pas nécessairement. Commencez par demander à votre éditeur actuel s'il se raccorde à une plateforme agréée et à quelle date. S'il le fait, vous n'avez rien à changer. S'il ne répond pas clairement, le sujet devient une migration, et il vaut mieux la préparer douze mois avant l'échéance qu'un mois avant.
Klevor relie le devis accepté, le travail réalisé et la facture, puis la transmission suit le canal exigé : vous ne changez pas de méthode, seulement de tuyau. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.