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Facturation et trésorerie 4 min de lecture

Meilleur logiciel de facturation : comment trancher

Les classements de logiciels de facturation comparent des outils qui ne répondent pas à la même question. Un indépendant qui émet six factures par mois et une agence qui suit trente dossiers n'ont aucun critère commun, sauf le prix, qui est le moins important des deux.

Voici les quatre profils, les sept questions qui éliminent les faux candidats en dix minutes, et le seul essai qui décide. Notre page sur la facturation et la trésorerie traite du cycle complet.

Quatre profils, quatre meilleurs outils

  • L'indépendant qui facture peu. Son meilleur outil est le plus simple, gratuit, et qui tient la numérotation. Tout le reste est du poids mort.
  • Le commerce ou l'activité de négoce. Il lui faut le lien avec le stock, ce que la plupart des outils de facturation ignorent.
  • L'entreprise de services qui facture au projet. Son meilleur outil relie le devis, le travail réalisé et la facture. Sans cela, elle ne saura pas quels dossiers sont rentables.
  • La structure avec un cabinet comptable très impliqué. Son critère principal est l'export, dans le format que le cabinet attend.

Le troisième profil est le moins bien servi par le marché, parce que les outils de facturation s'arrêtent à la facture et les outils de production ignorent l'argent.

Les sept questions à se poser avant toute démonstration

  • Combien de factures par mois, aujourd'hui et dans un an.
  • Émettez-vous des devis qui doivent devenir des factures sans ressaisie.
  • Avez-vous des acomptes, des situations, des abonnements ? Chacun a sa mécanique, et tous les outils ne les gèrent pas.
  • Qui relance les impayés, et selon quel calendrier.
  • Quel format votre cabinet comptable attend-il ? À demander à votre cabinet, pas à l'éditeur.
  • Comment sort-on des données ? À vérifier avant d'entrer.
  • L'éditeur se raccorde-t-il à une plateforme agréée pour la facturation électronique, et à quel coût.

La dernière est aujourd'hui la plus discriminante. Elle est détaillée dans notre article sur le logiciel de facturation électronique.

Les critères qui semblent importants et ne le sont pas

Le nombre de fonctions. Une petite structure en utilise entre six et dix. Une liste de cent fonctions rallonge la prise en main et masque les manques réels.

La certification. L'obligation de certification concerne les logiciels de caisse enregistrant des paiements de détail, pas la facturation entre entreprises. C'est un point souvent mis en avant à tort dans les argumentaires.

Le design. Il compte pour l'adoption, pas pour le résultat. Un outil agréable qui ne relie pas le devis à la facture reste un outil qui vous fait saisir deux fois.

Le prix, et ce qu'il faut y inclure

Les offres d'entrée se situent couramment entre dix et trente euros par mois pour un indépendant, entre trente et cent pour une petite équipe. Trois lignes s'y ajoutent souvent sans figurer sur la page de tarifs.

  • Le raccordement à une plateforme agréée, au forfait ou au document.
  • Les utilisateurs supplémentaires.
  • La reprise de vos données existantes, si l'éditeur la facture.

Demandez un chiffrage sur votre volume réel, réception de factures comprise. C'est elle qu'on oublie dans les comparaisons.

L'essai qui décide

Deux semaines, sur vos vraies factures du mois en cours, jamais sur des exemples. Trois questions à la fin, et les réponses ne se discutent pas.

  • Avez-vous émis une facture en moins de trois minutes, devis compris ?
  • Savez-vous, en ouvrant l'outil, ce qui reste impayé ?
  • Votre comptable a-t-il accepté l'export sans le retraiter ?

Trois oui, vous tenez votre outil. Deux non, cherchez ailleurs, quelle que soit la qualité du reste.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur logiciel pour la facturation ?

Celui qui correspond à votre profil, et quatre profils très différents se cachent derrière la question. Pour un indépendant, la simplicité et la numérotation. Pour un négoce, le lien avec le stock. Pour une entreprise de services, le lien entre le devis, le travail et la facture. Pour une structure suivie de près par son cabinet, la qualité de l'export.

Quel logiciel de facturation est certifié ?

L'obligation de certification vise les logiciels de caisse enregistrant des règlements de détail, et non la facturation entre entreprises. Pour cette dernière, la notion qui compte est celle de plateforme agréée pour la transmission des factures électroniques : votre outil doit en être une ou s'y raccorder.

Quel est le meilleur logiciel de facturation gratuit ?

Les plans gratuits couvrent honnêtement une activité de moins d'une vingtaine de factures par mois. Leurs limites habituelles sont le nombre de documents, le nombre d'utilisateurs et l'absence de relances automatiques. Le détail figure dans notre comparatif des logiciels de facturation gratuits.

Combien de temps faut-il pour changer d'outil ?

Comptez deux semaines d'essai, puis une bascule au 1er janvier ou au début d'un exercice, ce qui évite d'avoir deux séries de numérotation sur une même année. Ne migrez pas l'historique : exportez-le et conservez-le, puis démarrez la nouvelle série dans le nouvel outil.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatre profils, quatre meilleurs outils différents.
  • Sept questions éliminent la moitié des candidats sans démonstration.
  • La certification des caisses ne concerne pas la facturation entre entreprises.
  • Comptez le raccordement à une plateforme dans le prix.
  • Basculez au début d'un exercice, sans migrer l'historique.

Klevor répond au troisième profil : les entreprises de services qui facturent au projet et veulent voir la marge pendant le dossier, avec un espace où le client suit devis, avancement et factures. Essayer Klevor quatorze jours sur vos factures du mois, ou demander une démonstration.