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Klevor
Les formules gratuites des logiciels de facturation sont réellement utilisables. Une petite structure qui émet une vingtaine de factures par mois peut tenir des années sans payer, en toute conformité.
La question utile est donc de savoir où elles s'arrêtent, et ce que coûte ce moment. Voici les quatre familles, les plafonds habituels, et le point qui va changer la donne d'ici 2027. Notre page sur la facturation et la trésorerie traite du cycle d'encaissement complet.
Le plus utilisé, et de loin. Gratuit, souple, sans compte à créer. Il peut porter un vrai registre des factures, ce qui le rend supérieur au traitement de texte. Sa faiblesse est structurelle : rien n'empêche de modifier une facture émise.
Un formulaire, un document en deux minutes. Parfaits pour une facture isolée, inadaptés à une activité régulière : sans compte, il n'y a ni historique ni continuité de numérotation.
La voie la plus sérieuse. Numérotation tenue, clients enregistrés, historique, relances, export comptable. Le plafond est délibérément placé là où une activité qui grandit le rencontrera.
Sans limite d'utilisateurs ni de documents, installés sur votre serveur. Puissants et complets, ils demandent une installation, un paramétrage et une maintenance. Comptez une journée pour démarrer.
C'est le point le plus important pour choisir aujourd'hui. La réforme rend obligatoire la réception des factures électroniques entre entreprises pour toutes les structures au 1er septembre 2026, et l'émission au 1er septembre 2027 pour les petites entreprises et les micro-entreprises.
Concrètement, cela signifie qu'une facture produite dans un traitement de texte et envoyée par courriel ne remplira plus l'obligation entre professionnels. Il faudra passer par une plateforme agréée, directement ou via un logiciel qui s'y raccorde.
La question à poser à tout éditeur, gratuit ou payant : votre outil se raccorde-t-il à une plateforme agréée, et à quel tarif. C'est le sujet de notre article sur le logiciel de facturation électronique.
La double saisie. Un outil de facturation qui ne connaît ni le devis ni le travail réalisé oblige à retaper chaque dossier. Trois à cinq minutes par facture, plus le risque d'écart entre les deux documents.
Les relances non faites. C'est le coût le plus lourd et le moins visible. Une facture relancée à cinq, quinze et trente jours se paie nettement plus vite qu'une facture oubliée, et les relances automatiques sont presque toujours du côté payant.
La sortie. Vérifiez l'export avant d'entrer. Trois ans de factures dans un outil qui n'exporte que document par document se paient au moment d'en changer.
Trois conditions réunies, un outil gratuit tient très bien. Dès que l'une tombe, le calcul change : une heure par semaine de travail administratif représente six jours par an.
Celui qui tient une numérotation continue non modifiable, conserve un historique, et vous laisse exporter l'ensemble de vos documents. Ces trois points comptent davantage que la mise en page. Ajoutez aujourd'hui une quatrième question : l'éditeur prépare-t-il le raccordement à une plateforme de facturation électronique.
Oui aujourd'hui, à condition que les factures portent les mentions obligatoires, suivent une numérotation continue, et soient conservées sans possibilité de modification après émission, ce qui suppose d'exporter chaque facture en document figé. À partir de l'entrée en vigueur de l'obligation d'émission électronique, un classeur seul ne suffira plus pour facturer une autre entreprise.
Pas en tant que tel aujourd'hui. Ce qui devient obligatoire, c'est le format et le canal : les factures entre entreprises devront transiter par une plateforme agréée selon un calendrier échelonné jusqu'en 2027. Un logiciel raccordé devient alors la voie la plus simple, sans être formellement imposé. Le détail figure dans notre article sur le logiciel de facturation obligatoire.
Cela dépend du volume. Sous une dizaine de factures par mois et sans relances à faire, un générateur en ligne ou un tableur bien tenu suffit. Au-delà, le plan gratuit d'un logiciel de facturation apporte l'historique et la continuité de numérotation, qui sont les deux choses qu'un tableur ne garantit pas.
Klevor relie ce que les outils de facturation seuls ignorent : la facture découle du devis accepté et du travail réalisé, les relances partent seules, et la marge du dossier se lit pendant qu'il tourne. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.