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Klevor
Un logiciel de gestion de projet sert à savoir qui fait quoi, pour quand, et où en est chaque dossier. Pour une agence, il doit faire une chose de plus, et c'est elle qui départage tous les outils du marché : relier le travail au budget vendu.
Voici les quatre familles d'outils, ce que chacune sait faire, et les critères qui comptent quand on gère des dossiers clients plutôt que des projets internes. Notre page sur la gestion de projet en agence traite du process en amont du choix d'outil.
Des colonnes, des cartes, des personnes assignées. Ils font très bien une chose : donner à une petite équipe une vue partagée de ce qui est en cours. La prise en main tient en une demi-journée, et la version gratuite suffit souvent pour de petites équipes.
Leur limite est nette : ils ignorent l'argent. Ils diront que six tâches sur dix sont faites, jamais que le dossier a consommé quatorze jours pour dix vendus.
Très souples, ils permettent de bâtir sa propre structure : bases de données, vues, documents. C'est aussi leur difficulté. Chacun construit sa page, et six mois plus tard personne ne sait où est l'information de référence.
Diagramme de Gantt, dépendances, charge des ressources, mises à jour en temps réel. Ils gèrent des projets complexes et des équipes nombreuses, avec une approche agile ou classique selon la configuration. Solides sur la production, ils restent faibles sur le devis et la facture, et leur prise en main se compte en jours.
Le dossier client, le devis, la production, la facture et l'espace client dans le même outil. Moins de fonctions de planification pure, mais la continuité que les trois autres familles n'ont pas.
Dans l'ordre, et le premier fait la moitié de la décision.
Le prix arrive en sixième. Une agence de six personnes qui facture 400 euros la journée récupère le coût d'un abonnement dès qu'elle retrouve une demi-journée par mois.
Les versions gratuites des grands outils couvrent réellement le besoin d'une équipe de moins de dix personnes sur un projet à la fois. Trois réserves les accompagnent presque toujours.
Notre article sur les logiciels de gestion de projet gratuits détaille où s'arrête chaque offre.
Trois signaux, et le troisième est le plus fiable parce qu'il se produit devant témoin.
Un essai gratuit de deux semaines sur un vrai dossier, jamais sur un projet fictif. Trois questions à la fin :
Trois non, et l'outil ne sera pas adopté, quelles que soient ses qualités.
Deux, trois au maximum : un outil de gestion qui porte les dossiers, une messagerie d'équipe pour l'échange court, un espace de fichiers si les livrables sont lourds.
Chaque outil supplémentaire crée un endroit où chercher, donc un endroit où ne pas trouver. Une agence de dix personnes qui en utilise sept passe une demi-journée par semaine à faire circuler l'information entre eux.
Il n'y en a pas dans l'absolu : le meilleur dépend de ce que vous gérez. Une équipe produit choisira un outil orienté tâches et sprints. Une agence qui facture au projet a besoin d'autre chose : que le devis signé, les tâches qui en découlent, le temps saisi dessus et la facture qui en sort vivent au même endroit. Le critère décisif n'est pas le nombre de fonctions, c'est cette continuité.
Les plans gratuits des grands gestionnaires de tâches couvrent une équipe de moins de dix personnes sur un projet à la fois. Ils plafonnent sur le nombre d'utilisateurs, réservent les automatisations aux formules payantes, et n'offrent pas de suivi du temps relié à un budget. Ils conviennent pour démarrer ; ils cessent de convenir dès qu'il faut savoir si un dossier rapporte.
Les gestionnaires de tâches, centrés sur le qui fait quoi. Les espaces de travail, très souples et sans structure imposée. Les outils de gestion de projet complets, avec diagramme de Gantt, dépendances et charge des ressources. Et les logiciels métier, qui ajoutent le devis, la facture et l'espace client à la production.
Jusqu'à une dizaine de dossiers simultanés et cinq ou six personnes, oui, à condition de ne jamais saisir deux fois la même information. Au-delà, les formules deviennent fragiles, deux personnes produisent deux versions, et l'entretien du fichier dépasse le service rendu. Notre article sur le tableau de bord de projet donne la trame et le point de rupture.
Klevor relie ce que les autres laissent séparé : le devis accepté, les tâches qui en découlent, le temps saisi dessus et la facture qui en sort. Vous voyez la marge pendant que le dossier tourne, pas trois mois après. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier pour savoir si c'est adapté à votre structure.