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Les exemples de CRM montrent en général des captures d'écran avec des sociétés inventées et des montants ronds. Ils montrent l'interface, jamais ce qui rend un CRM utile ou inutile : ce qu'on y écrit, et ce qu'on en tire.
Voici le pipeline d'une agence de six personnes, une semaine donnée, avec les décisions qu'il déclenche. Notre page sur la prospection et le suivi commercial traite de la méthode, et notre article sur le CRM en donne la définition.
Six affaires ouvertes, cinq étapes.
Une affaire est en train de se perdre. Atelier Nord : dix-neuf jours sans contact et aucune action prévue. Un devis non relancé au bout de trois semaines est un devis perdu dans un cas sur deux, et c'est la seule urgence de la semaine.
Le prévisionnel pondéré tient. En affectant une probabilité à chaque étape, les cinq affaires ouvertes représentent un espoir de l'ordre de vingt mille euros, ce qui suffit à savoir si le trimestre sera calme sans se raconter d'histoires.
Une perte est documentée. Groupe Lambert n'est pas perdu : il est reporté, avec une date de rappel. C'est la différence entre un CRM et un carnet d'adresses.
Maison Verrier.
La troisième ligne est celle qui rend cette fiche utile à quelqu'un d'autre que son auteur. C'est aussi celle que personne ne remplit.
Trois enseignements, et le troisième est le plus rentable.
Ce qui se passe après la signature. Maison Verrier signera peut-être demain, et le CRM cessera alors de suivre le client au moment précis où la relation commence vraiment. C'est la limite de la catégorie, décrite dans notre article sur la gestion client.
C'est un outil qui centralise les prospects, les échanges et les affaires en cours. Exemple concret : six affaires en lignes, réparties sur cinq étapes, chacune portant un montant estimé, une date de dernier contact et une prochaine action datée. En dix secondes, on voit celle qui dort depuis dix-neuf jours, et c'est le seul appel à passer aujourd'hui.
L'opérationnel, qui outille le quotidien. L'analytique, qui exploite les données accumulées. Le collaboratif, qui partage l'information entre les personnes et parfois avec le client. L'exemple ci-dessus relève du premier, qui est celui dont une petite structure a besoin.
Ce qui sert à décider : le convenu, l'objection principale, la prochaine action. Trois lignes par échange suffisent. Ajoutez sur la fiche client les contraintes particulières, comme le délai de paiement ou la personne qui valide au-delà d'un montant : c'est ce qui rend la fiche utile à un collègue.
Une seule vérification : le pourcentage d'affaires ouvertes portant une prochaine action datée dans le futur. En dessous de quatre-vingts pour cent, l'outil est une archive. C'est un meilleur indicateur que le nombre de fiches ou le volume de notes saisies.
Klevor prend le relais à cet endroit précis : l'affaire gagnée devient un dossier avec son devis, ses tâches, son budget et ses factures, et le client suit son avancement depuis son propre espace. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.