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Prospection et CRM 4 min de lecture

Exemple de CRM : une semaine réelle, ligne par ligne

Les exemples de CRM montrent en général des captures d'écran avec des sociétés inventées et des montants ronds. Ils montrent l'interface, jamais ce qui rend un CRM utile ou inutile : ce qu'on y écrit, et ce qu'on en tire.

Voici le pipeline d'une agence de six personnes, une semaine donnée, avec les décisions qu'il déclenche. Notre page sur la prospection et le suivi commercial traite de la méthode, et notre article sur le CRM en donne la définition.

Le pipeline, semaine 41

Six affaires ouvertes, cinq étapes.

  • Contact qualifié — Groupe Ferrand, refonte de site, 18 000 € estimés. Prochaine action : rendez-vous de cadrage, jeudi. Dernier contact il y a 3 jours.
  • Rendez-vous tenu — Cabinet Aubry, identité visuelle, 9 000 €. Prochaine action : envoyer la proposition, mardi. Dernier contact il y a 5 jours.
  • Proposition envoyée — Maison Verrier, campagne saisonnière, 12 000 €. Devis parti il y a 6 jours. Prochaine action : relance, demain.
  • Proposition envoyée — Atelier Nord, brochure, 4 500 €. Devis parti il y a 19 jours. Aucune prochaine action. Anomalie.
  • Négociation — Société Delmas, refonte, 22 000 €. Le client demande un échelonnement. Prochaine action : appel, jeudi.
  • Perdu — Groupe Lambert, 7 000 €. Motif : budget reporté à l'exercice suivant. À rappeler en janvier.

Ce que ce tableau dit en dix secondes

Une affaire est en train de se perdre. Atelier Nord : dix-neuf jours sans contact et aucune action prévue. Un devis non relancé au bout de trois semaines est un devis perdu dans un cas sur deux, et c'est la seule urgence de la semaine.

Le prévisionnel pondéré tient. En affectant une probabilité à chaque étape, les cinq affaires ouvertes représentent un espoir de l'ordre de vingt mille euros, ce qui suffit à savoir si le trimestre sera calme sans se raconter d'histoires.

Une perte est documentée. Groupe Lambert n'est pas perdu : il est reporté, avec une date de rappel. C'est la différence entre un CRM et un carnet d'adresses.

Une fiche client remplie

Maison Verrier.

  • Interlocuteurs — la directrice marketing décide, son assistante planifie, le directeur financier valide au-delà de dix mille euros.
  • Historique — deux missions en 2025, l'une en retard de trois semaines à cause d'une validation tardive.
  • Contraintes — paiement à quarante-cinq jours fin de mois, budget arrêté en novembre pour l'année suivante.
  • En cours — devis 2026-041 envoyé, relance prévue demain.

La troisième ligne est celle qui rend cette fiche utile à quelqu'un d'autre que son auteur. C'est aussi celle que personne ne remplit.

Les quatre règles de tenue

  • Trois lignes par échange, pas davantage. Ce qui a été convenu, l'objection principale, la suite. Un compte rendu complet ne sera pas relu.
  • Toute affaire porte une prochaine action datée. Sans elle, l'affaire est abandonnée et l'ignore.
  • Les listes sont fermées. Étapes, sources, motifs de perte. Sans cela, aucune analyse ne sera possible dans un an.
  • Une revue hebdomadaire de dix minutes. On avance, on clôt, on relance ce qui dort.

Ce qu'on tire d'un CRM après un an

Trois enseignements, et le troisième est le plus rentable.

  • Le taux de transformation par source. La recommandation et le référencement ne se valent pas, et l'écart est souvent du simple au triple.
  • La durée moyenne d'un cycle, qui permet enfin de savoir quand prospecter pour remplir un trimestre.
  • Les motifs de perte. Si « prix » revient dans huit affaires sur dix, ce n'est pas un problème de prix mais de qualification en amont.

Ce que cet exemple ne montre pas

Ce qui se passe après la signature. Maison Verrier signera peut-être demain, et le CRM cessera alors de suivre le client au moment précis où la relation commence vraiment. C'est la limite de la catégorie, décrite dans notre article sur la gestion client.

Questions fréquentes

C'est quoi un CRM, avec un exemple ?

C'est un outil qui centralise les prospects, les échanges et les affaires en cours. Exemple concret : six affaires en lignes, réparties sur cinq étapes, chacune portant un montant estimé, une date de dernier contact et une prochaine action datée. En dix secondes, on voit celle qui dort depuis dix-neuf jours, et c'est le seul appel à passer aujourd'hui.

Quels sont les trois types de CRM ?

L'opérationnel, qui outille le quotidien. L'analytique, qui exploite les données accumulées. Le collaboratif, qui partage l'information entre les personnes et parfois avec le client. L'exemple ci-dessus relève du premier, qui est celui dont une petite structure a besoin.

Que faut-il écrire dans un CRM ?

Ce qui sert à décider : le convenu, l'objection principale, la prochaine action. Trois lignes par échange suffisent. Ajoutez sur la fiche client les contraintes particulières, comme le délai de paiement ou la personne qui valide au-delà d'un montant : c'est ce qui rend la fiche utile à un collègue.

Comment savoir si un CRM est bien tenu ?

Une seule vérification : le pourcentage d'affaires ouvertes portant une prochaine action datée dans le futur. En dessous de quatre-vingts pour cent, l'outil est une archive. C'est un meilleur indicateur que le nombre de fiches ou le volume de notes saisies.

Ce qu'il faut retenir

  • Six affaires, cinq étapes, et une seule urgence visible.
  • Une affaire sans prochaine action datée est abandonnée.
  • Trois lignes par échange, jamais un compte rendu.
  • Les listes fermées rendent l'analyse possible un an plus tard.
  • Un CRM s'arrête à la signature, et la relation commence là.

Klevor prend le relais à cet endroit précis : l'affaire gagnée devient un dossier avec son devis, ses tâches, son budget et ses factures, et le client suit son avancement depuis son propre espace. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.