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Tous les logiciels qui affichent un diagramme de Gantt dessinent les mêmes barres. Ce qui les sépare tient en une phrase : que se passe-t-il quand une tâche prend trois jours de retard.
Dans les uns, rien : les barres suivantes restent en place et il faut les déplacer une à une. Dans les autres, toute la chaîne se décale et la nouvelle date de livraison apparaît. Voici comment évaluer un outil sur ce critère et sur les quatre suivants. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la méthode de planification en amont.
Le principe date du début du vingtième siècle et n'a pas changé : le temps en abscisse, les tâches en ordonnée, une barre par tâche dont la longueur est sa durée. Trois éléments s'y ajoutent et font la différence entre un dessin et un outil de pilotage.
Sans dépendances, un diagramme de Gantt est une liste de tâches joliment présentée. La méthode complète, avec un projet réel, est détaillée dans notre exemple de diagramme de Gantt.
Le cinquième est le plus souvent absent des outils grand public, et c'est celui qui permet d'apprendre à estimer.
Un diagramme de Gantt construit une fois, présenté en réunion de lancement, puis jamais mis à jour, coûte du temps sans rien rapporter. Pire, il rassure : tout le monde a vu un calendrier, donc tout le monde suppose qu'il est suivi.
La règle qui l'évite est simple : une révision par semaine, dix minutes, toujours le même jour. Si l'outil rend cette révision pénible, il sera abandonné, quelles que soient ses qualités par ailleurs. C'est pourquoi la vitesse de mise à jour compte davantage que la richesse d'affichage.
Il ne dira pas si le projet est rentable. Une barre ne porte pas de montant, et un projet peut être parfaitement à l'heure tout en ayant consommé le double du budget vendu.
Il ne dira pas non plus la charge réelle : une barre de trois semaines peut représenter deux jours de travail étalés. Confondre calendrier et charge est l'erreur la plus fréquente, et elle produit des équipes surbookées qui paraissaient disponibles.
Les trois vues répondent à trois questions différentes, et un même projet a besoin des trois à des moments distincts.
Un outil qui n'offre que le Gantt sera peu utilisé au quotidien. C'est un argument pour un outil qui propose plusieurs vues sur les mêmes données, pas pour trois outils différents, comme l'explique notre article sur les logiciels de gestion de tâches.
Trois voies selon l'usage. Un tableur, pour un diagramme à produire une fois et à présenter. Un outil de gestion de projet en ligne, dès que le planning doit vivre et se partager. Un logiciel de planification installé, quand le projet comporte des centaines de tâches et des contraintes de ressources. Le critère qui tranche reste la propagation des retards.
C'est une représentation du calendrier d'un projet où chaque tâche devient une barre horizontale placée sur un axe du temps. La méthode consiste à lister les tâches, estimer leur durée, déclarer leurs dépendances, puis lire le résultat : la plus longue chaîne de tâches dépendantes forme le chemin critique et fixe la date de livraison.
Oui, sous trois formes : les plans gratuits des outils en ligne, les logiciels libres à installer, et le tableur. Ils ne couvrent pas les mêmes besoins et n'ont pas les mêmes limites, que nous détaillons dans notre article sur le diagramme de Gantt gratuit.
En dix minutes par semaine, le même jour. On avance les tâches terminées, on décale celles qui ont pris du retard, on laisse l'outil recalculer, et on regarde une seule chose : la date de fin a-t-elle bougé. Si elle a bougé de plus de trois jours, la conversation avec le client se tient cette semaine, pas le mois prochain.
Dans Klevor, le calendrier d'un dossier vient du devis accepté : les échéances portent un montant, l'écart entre prévu et réalisé se lit pendant le projet, et le client suit l'avancement depuis son espace sans qu'on lui envoie une image. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration sur un projet en cours.