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Klevor
Un logiciel de gestion de tâches répond à une question modeste et essentielle : qui fait quoi, pour quand. La plupart y répondent bien, ce qui explique qu'on en essaie trois avant d'en garder un, et que la différence se joue ailleurs que sur la liste des fonctions.
Voici les trois familles, le critère qui décide réellement de l'adoption, et l'endroit précis où ces outils s'arrêtent. Notre page sur la production et les process d'agence traite de l'organisation que l'outil vient servir.
Une liste, des échéances, des rappels, des étiquettes. Elle sert une seule personne et le fait très bien. Sa force est la vitesse de saisie : si ajouter une tâche prend plus de cinq secondes, l'outil ne sera pas utilisé.
Des colonnes représentant des états, des cartes représentant des tâches, des personnes assignées. C'est le format le plus répandu en équipe parce qu'il répond visuellement à la seule question qui compte en réunion : qu'est-ce qui est bloqué.
Les tâches s'y inscrivent dans un calendrier, avec des dépendances, des durées et des responsables. Il fait tout ce que font les deux autres, plus lentement, et demande une organisation qui existe déjà. C'est le sujet de notre comparatif des logiciels de gestion de projet.
Ce n'est ni le prix, ni les fonctions : c'est le nombre de gestes pour saisir une tâche et pour la clore. Trois clics pour créer, un clic pour terminer. Au-delà, l'outil est contourné dès la troisième semaine et l'équipe revient aux messages.
Le deuxième critère est le suivant : l'outil doit dire à quelqu'un ce qu'il a à faire aujourd'hui, sans qu'il ait à parcourir tous les projets. Un outil qui n'offre pas une vue personnelle est un outil que seul le chef de projet consultera.
La quatrième est celle qu'on saute, et c'est celle qui tue les outils. Une liste dont on doute est une liste qu'on n'ouvre plus.
Tous s'arrêtent au même endroit : ils ignorent l'argent. Ils diront que sept tâches sur dix sont faites, jamais que le dossier a consommé quatorze jours pour dix vendus.
Deux conséquences pratiques. Une équipe peut se sentir en avance sur un projet en perte. Et l'estimation du projet suivant se fait sans données, donc au doigt mouillé. C'est le couple d'indicateurs décrit dans notre article sur le tableau de bord qui comble ce vide.
Entre cinq et douze tâches ouvertes par personne. En dessous, la granularité est trop grossière et les tâches durent des semaines. Au-delà, la liste devient un mur qu'on cesse de lire.
Une tâche qui reste ouverte plus de deux semaines n'est pas une tâche : c'est un projet mal découpé, ou une tâche bloquée que personne n'a signalée. Les deux méritent le même traitement, la revue hebdomadaire.
Celui dont la saisie est la plus rapide dans votre contexte, à condition qu'il offre une vue personnelle du jour. Ces deux points déterminent si l'outil sera utilisé par toute l'équipe ou seulement par celui qui l'a choisi. Les fonctions avancées ne comptent qu'ensuite, et servent rarement la première année.
Les formules gratuites des tableaux d'équipe couvrent réellement le besoin d'une équipe de moins de dix personnes. Leurs limites habituelles sont le nombre d'utilisateurs, les automatisations réservées aux formules payantes, et l'absence de suivi du temps. Notre article sur les logiciels de gestion de projet gratuits détaille où s'arrête chaque type d'offre.
La gestion de tâches répond à « qui fait quoi ». La gestion de projet ajoute « dans quel ordre, pour quelle date, avec quelle marge ». Concrètement, un outil de projet connaît les dépendances entre tâches et sait qu'un retard sur l'une décale les suivantes. Un outil de tâches ne le sait pas et ne prétend pas le savoir.
Oui, mais le plus simple possible, et un seul. À trois, la difficulté n'est pas de savoir quoi faire mais de savoir ce qui attend quelqu'un d'autre. Un tableau partagé à trois colonnes, à faire, en cours, terminé, suffit longtemps.
Dans Klevor, les tâches ne flottent pas : elles appartiennent à un dossier issu d'un devis accepté, portent un budget, et le temps saisi dessus remonte en face du montant vendu. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.