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Les générateurs de planning par intelligence artificielle promettent de transformer une description en calendrier complet. La promesse est en partie tenue, et l'endroit où elle ne l'est pas mérite d'être connu avant de fonder un projet dessus.
Voici les trois usages où ces outils font vraiment gagner du temps, leurs trois angles morts, et la façon de s'en servir sans se faire piéger. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la méthode de planification.
Elle ne connaît pas vos durées. Les estimations produites sont des moyennes issues de projets qui ne sont pas les vôtres. Une maquette demande trois jours chez l'un, huit chez l'autre, et seule votre propre historique le dit.
Elle ne connaît pas vos indisponibilités. Congés, autres dossiers, disponibilité du client. Un planning généré ignore que la personne concernée est déjà sur deux projets, ce qui le rend joliment faux.
Elle sous-estime systématiquement les délais du client. Comptez cinq jours ouvrés par validation, pas deux. Sur trois validations, cela représente trois semaines de calendrier qu'aucun générateur n'ajoute spontanément.
Trois étapes, dans cet ordre.
Le résultat n'a plus grand-chose à voir avec le planning généré, et c'est normal : l'outil a servi à ne rien oublier, pas à décider. La méthode de construction complète est détaillée dans notre article sur le rétroplanning.
Plusieurs outils de gestion intègrent désormais des fonctions d'assistance : proposition de découpage, replanification automatique après un retard, résumé d'avancement. Elles sont souvent incluses dans les formules payantes, parfois en version limitée dans les formules gratuites.
La replanification automatique après un retard est la plus utile des trois, parce qu'elle fait ce qu'un tableur ne sait pas faire : propager le décalage. C'est aussi ce que fait n'importe quel outil doté de dépendances, sans intelligence artificielle, comme l'explique notre article sur le logiciel de planning gratuit.
La qualité de la liste obtenue dépend presque entièrement de ce que vous décrivez. Quatre éléments changent tout.
Cette dernière consigne est la plus utile, parce qu'elle empêche l'outil de produire le seul contenu sur lequel il se trompe systématiquement.
Les assistants conversationnels généralistes suffisent pour produire une liste de tâches et un premier découpage, gratuitement. Les outils de gestion de projet dotés de fonctions d'assistance vont plus loin en replanifiant automatiquement après un retard, mais cette fonction existe aussi, sans intelligence artificielle, dans tout outil gérant les dépendances.
Sa liste de tâches l'est plutôt : elle rappelle des étapes qu'on oublie. Ses durées ne le sont pas, parce qu'elles proviennent de projets qui ne sont pas les vôtres. Ses délais d'attente client sont presque toujours sous-estimés. La règle pratique : gardez la structure, remplacez tous les chiffres.
Pour un planning d'équipe ou de créneaux, un outil de planning classique rendra plus de service qu'un générateur, parce que la difficulté n'est pas de produire une grille mais de gérer les échanges et les absences. Pour un planning de projet, la génération sert au découpage, et l'outil qui suit doit surtout propager les retards.
Lisez ce que dit le service de la réutilisation des données saisies. En cas de doute, anonymisez : remplacez les noms de clients et les montants par des repères neutres avant de décrire le projet. La liste de tâches obtenue sera identique, et vous n'aurez transmis aucune information sensible.
Dans Klevor, les durées ne sont pas devinées : elles viennent de vos projets passés, le temps saisi remonte en face du montant vendu, et chaque nouveau devis s'appuie sur des dossiers comparables réels. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.