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Le suivi du temps est la fonction la plus rejetée des outils de gestion, et la plus utile. Le rejet vient presque toujours d'un malentendu sur l'intention : une équipe qui croit être surveillée saisit faux, et un suivi faux est pire qu'aucun suivi.
Voici les trois usages du temps, la granularité qui rend la saisie tenable, et ce que le temps passé permet réellement de savoir. Notre page sur la production et les process d'agence traite de l'organisation qui l'entoure.
Confondre le premier et le deuxième est la source de la plupart des refus. Le suivi par dossier n'a pas pour objet de vérifier que quelqu'un travaille : il a pour objet de savoir si un type de mission est rentable.
La demi-journée pour une agence, l'heure pour un cabinet qui facture au temps. Jamais le quart d'heure : la précision gagnée est illusoire et le taux de saisie s'effondre.
Une saisie qui prend plus de deux minutes par jour ne sera pas faite. La meilleure pratique reste la même partout : cinq minutes en fin de journée, ou dix minutes le vendredi. Rétrospectivement, avec une marge d'erreur de dix pour cent, ce qui est largement suffisant pour décider.
Trois choses, et la troisième vaut à elle seule l'effort.
Le couple d'indicateurs à surveiller est détaillé dans notre article sur l' exemple de tableau de bord.
Les outils de suivi du temps autonomes sont nombreux et souvent gratuits pour un usage individuel ou une petite équipe. Ils font bien une chose : mesurer. Ils ne connaissent pas le montant vendu, donc ils ne diront jamais si le dossier est rentable.
C'est la limite structurelle de la catégorie, la même que pour les logiciels de gestion de tâches : mesurer sans référence n'apprend rien. Un suivi du temps intégré à l'outil qui porte les devis répond à la question ; un suivi séparé demande un rapprochement mensuel à la main.
Dès deux personnes et trois dossiers simultanés. En dessous, la mémoire suffit. Au-delà, l'estimation devient une conversation d'opinions, et les opinions sur le temps passé sont systématiquement optimistes.
Pour mesurer seul ou à deux, les outils de suivi du temps gratuits font très bien l'affaire : démarrage d'un chronomètre, saisie manuelle, rapports par projet. Leur limite est commune à tous : ils ignorent le montant vendu. Si votre question est « ce dossier est-il rentable », il faudra rapprocher leurs données de vos devis, à la main.
Trois familles selon l'usage. Les outils de gestion du personnel pour le temps de travail légal et les absences. Les outils de suivi par projet pour le temps consommé sur les dossiers. Et les applications personnelles pour comprendre sa propre journée. Elles ne se remplacent pas et répondent à trois questions distinctes.
En énonçant clairement l'usage et en s'y tenant : les données servent à chiffrer les devis, jamais à évaluer les personnes. Ajoutez trois conditions pratiques : une granularité à la demi-journée, une saisie de deux minutes, et un retour visible à l'équipe sur ce que les chiffres ont changé. Sans ce dernier point, la saisie se dégrade en trois mois.
Non. La demi-journée suffit pour une agence, l'heure pour un cabinet qui facture au temps. Une précision plus fine augmente le coût de saisie sans améliorer les décisions : à dix pour cent près, on sait déjà si un dossier dérape.
Dans Klevor, le temps saisi se pose directement sur une ligne du devis accepté : l'écart entre consommé et vendu se lit pendant le dossier, et les devis suivants s'appuient sur des projets comparables réels. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.