Vos documents
Vos clients
Un seul système
Klevor
Un rétroplanning est un calendrier de projet construit à rebours : on inscrit d'abord la date de livraison, puis on remonte tâche par tâche jusqu'à obtenir la date à laquelle il faut commencer.
Le mot est français, formé du préfixe rétro, qui indique le mouvement vers l'arrière, et de planning. Il n'existe pas en anglais sous cette forme : on y parle de backward scheduling, planification à rebours. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la planification dans son ensemble.
Le rétroplanning est la méthode de planification qui déduit la date de démarrage d'une date de fin imposée, en soustrayant successivement la durée de chaque tâche et de chaque délai d'attente.
Trois éléments sont indispensables pour qu'il en soit un. Une date de fin ferme, sans laquelle il n'y a rien à soustraire. Une liste de livrables datés, et non d'activités. Des dépendances explicites, qui disent quelle tâche attend quelle autre.
Les deux graphies circulent, avec ou sans trait d'union, en un mot ou en deux. La forme soudée, rétroplanning, est la plus courante dans l'usage professionnel et suit la règle habituelle des composés en rétro, comme rétroprojecteur ou rétroaction.
Un planning se lit du début vers la fin. On pose une date de démarrage, on empile les étapes, et l'addition donne une date de livraison. La question posée est : quand aurons-nous fini.
Un rétroplanning se lit de la fin vers le début. On pose la date de livraison, on soustrait, et la soustraction donne une date de démarrage. La question posée est : à quelle date fallait-il commencer, et cette date est-elle déjà passée.
Le second révèle une impossibilité avant l'engagement ; le premier la découvre pendant. C'est toute la différence pratique, et elle est considérable.
Un projet d'agence relève presque toujours du deuxième cas : la date est donnée par le client, l'équipe s'organise autour.
Le rétroplanning est le vocabulaire courant de trois métiers. L'événementiel, où la date est par nature immuable. La communication, où une campagne est calée sur une saison ou un salon. Le bâtiment, où la livraison est contractuelle et assortie de pénalités.
Dans les trois cas, le même constat revient : le rétroplanning ne sert pas à organiser le travail, il sert à découvrir avant de signer que le calendrier demandé ne tient pas. C'est un instrument de décision autant que de planification.
Un rétroplanning n'est pas une estimation de charge. Il donne des dates, pas des jours-homme : une barre de trois semaines peut représenter deux jours de travail étalés. Confondre les deux produit des plannings qui semblent tenir et des équipes surchargées.
Il n'est pas non plus un suivi. Un rétroplanning dit ce qui était prévu ; c'est un tableau de bord qui dit où l'on en est. Les deux se complètent et ne se remplacent pas.
On rencontre « planning inversé », « planning à rebours » et « planification à rebours ». En anglais, backward scheduling. Le « compte à rebours » n'en est pas un synonyme : il décompte un temps restant sans porter de tâches ni de dépendances.
Le sens de construction. Un planning part d'une date de démarrage et calcule une date de fin. Un rétroplanning part d'une date de fin imposée et calcule la date de démarrage obligatoire. Sur un projet à échéance ferme, seul le second permet de savoir si l'on est déjà en retard avant d'avoir commencé.
La planification avant, qui part d'une date de début et calcule la fin. La planification arrière, le rétroplanning, qui part d'une date de fin et calcule le début. Et la planification à capacité finie, qui part de la disponibilité réelle des ressources et en déduit le calendrier.
C'est le cas d'école, parce que la date d'un événement ne se négocie pas. On part du jour J et on remonte : démontage, installation la veille, livraison des prestataires, impression des supports, bouclage des contenus, validation des maquettes, sélection du lieu, budget validé. Chaque étape révèle une date limite, et la plus contraignante est presque toujours l'impression, dont les délais ne se compriment pas.
En cinq temps : poser la date de fin du devis signé, lister les livrables et non les activités, remonter en soustrayant les durées, intercaler cinq jours ouvrés par validation client, puis ajouter quinze pour cent de marge groupée en fin de projet. La méthode détaillée, avec un exemple sur douze semaines, est dans notre article sur le rétroplanning.
Dans Klevor, un rétroplanning ne reste pas un document : ses jalons deviennent des échéances suivies, les retards remontent avant d'être irrattrapables, et le client voit ses propres délais depuis son espace. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration sur un projet en cours.