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« Bon pour accord » est la mention par laquelle le destinataire d'un devis déclare l'accepter. Elle transforme une proposition en engagement réciproque : l'entreprise doit exécuter au prix convenu, le client doit payer.
Voici la formule exacte, sa valeur juridique réelle, les cas où une acceptation par courriel suffit, et ce qui rend un accord contestable. Notre page sur le devis et le chiffrage traite du document en amont.
Sur le devis, en bas, à côté de l'espace prévu :
« Bon pour accord — le [date] — [nom et qualité du signataire] », suivi de la signature.
Trois éléments comptent, et chacun règle un problème différent.
« Lu et approuvé » équivaut à « bon pour accord » dans la pratique courante. Aucune des deux formules n'est en soi obligatoire : c'est le consentement qui compte, la mention n'en est qu'une preuve commode.
« Bon pour commande » convient pour la fourniture de biens et insiste sur le déclenchement de l'exécution.
« Devis reçu avant l'exécution des travaux » est une mention spécifique, requise pour certaines prestations chez un particulier. Elle s'ajoute à l'accord, elle ne le remplace pas.
Oui dans la plupart des cas entre professionnels : un courriel disant « je valide le devis numéro 2026-041 pour un montant de 6 400 € HT » exprime un consentement clair et daté. C'est une preuve recevable.
Trois précautions le rendent solide.
Une signature électronique donne une preuve plus forte, avec une trace horodatée et l'identification du signataire.
Un tampon d'entreprise seul n'engage personne : il ne désigne aucune personne physique. Associé à une signature manuscrite et à un nom en clair, il renforce l'identification de l'entreprise, mais ce sont les deux autres éléments qui portent la valeur.
Trois gestes, dans l'heure si possible.
Le troisième geste est celui qu'on repousse, et c'est celui qui fait perdre la première semaine d'un projet.
Entre professionnels, non : un devis signé est un contrat, et l'annulation suit ce que le devis prévoit. C'est la raison d'être des conditions d'annulation, souvent absentes des devis, comme le rappelle notre article sur les mentions obligatoires du devis.
Face à un consommateur, un droit de rétractation peut s'appliquer selon les circonstances de la conclusion du contrat, notamment à distance ou hors établissement. Le devis doit alors informer le client de ce droit et de ses modalités.
Écrivez à la main, sous le total du devis : « Bon pour accord », la date, le nom et la qualité du signataire, puis signez. Ces quatre éléments suffisent. La qualité du signataire est la plus souvent oubliée et la plus utile en cas de contestation.
Elle signifie que le signataire accepte la proposition telle qu'elle est écrite : le périmètre, le prix, les délais et les conditions. À partir de ce moment, le devis vaut contrat. Ce qui n'y figure pas devra faire l'objet d'un avenant, et non d'une demande en cours de route.
Répondez en reprenant le numéro du devis, sa date et son montant, puis écrivez explicitement que vous l'acceptez. Évitez les formules ambiguës comme « c'est parfait » dans un fil de discussion : elles se contestent facilement. Assurez-vous d'écrire depuis une adresse rattachée à une personne ayant qualité pour engager l'entreprise.
La mention seule, sans signature ni nom en clair, est faible : elle n'identifie personne. En revanche, une acceptation exprimée par écrit et identifiable, par courriel depuis une adresse professionnelle nominative par exemple, peut suffire à établir le consentement, même sans mention manuscrite.
Dans Klevor, l'acceptation est datée et tracée dans l'espace du client : elle déclenche l'ouverture du dossier, ses tâches et sa facture d'acompte, sans qu'aucune information soit ressaisie. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.