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Produire un devis prend entre vingt minutes et deux heures selon la complexité. L'essentiel de ce temps ne sert à rien : recopier des coordonnées, retrouver un tarif, remettre en forme, renuméroter. C'est cette part qui s'automatise, et elle représente les deux tiers.
Le tiers restant est le chiffrage lui-même, et l'automatiser produit des devis faux. Voici les quatre niveaux d'automatisation, dans l'ordre de leur rendement. Notre page sur le devis et le chiffrage traite de la méthode d'estimation.
C'est le gain le plus élevé pour l'effort le plus faible, et il ne demande aucun outil particulier. Une bibliothèque de prestations types, chacune avec sa désignation rédigée, son unité, sa durée standard et son prix.
Trente lignes couvrent quatre-vingts pour cent des devis d'une agence. Construire un devis devient alors un assemblage : on choisit, on ajuste les quantités, on ajoute une ligne spécifique. Vingt minutes deviennent cinq.
Effet secondaire important : les désignations sont rédigées une fois, donc bien. Un devis assemblé à partir d'un catalogue est presque toujours plus précis qu'un devis rédigé dans l'urgence.
Les coordonnées du client, vos mentions légales, la numérotation, la date de validité, les conditions de règlement. Rien de tout cela ne devrait être tapé plus d'une fois.
La numérotation est le point sensible : elle doit être continue, sans trou et sans doublon, y compris quand deux personnes émettent des devis le même jour. C'est la première limite du tableur, comme le détaille notre article sur le modèle de devis gratuit dans Excel.
Trois automatismes qui font gagner davantage que la production du document elle-même.
Un formulaire public où le visiteur décrit son besoin et obtient un montant. Il fonctionne dans des activités où le prix dépend de paramètres mesurables : surface, distance, quantité, durée.
Il fonctionne mal en prestation intellectuelle, parce que le prix dépend de ce que le client ne sait pas encore formuler. Un chiffrage automatique donne alors une fourchette, et une fourchette annoncée trop tôt devient un plafond dans l'esprit du client.
Le compromis raisonnable : un formulaire qui qualifie sérieusement le besoin et annonce un ordre de grandeur, suivi d'un entretien. On gagne le tri des demandes sans s'engager sur un prix.
Elle aide utilement à deux endroits : rédiger la désignation d'une prestation à partir de notes, et vérifier qu'un devis n'oublie rien par rapport à un projet comparable. Ce sont des tâches de rédaction et de contrôle.
Elle est en revanche mauvaise pour estimer une charge : elle propose des moyennes issues de projets qui ne sont pas les vôtres. Vos propres dossiers passés constituent une base infiniment plus fiable, à condition d'avoir enregistré le temps réellement passé.
Un catalogue à jour. Un tarif qui n'a pas bougé depuis trois ans produit des devis assemblés vite et vendus trop bas. Prévoyez une révision annuelle, une demi-journée, et écrivez qui en a la charge.
C'est la contrepartie de tout automatisme : il fige, donc il exige un responsable du référentiel. Le même raisonnement s'applique aux enchaînements décrits dans notre article sur le logiciel de workflow.
Plusieurs outils en ligne éditent gratuitement des devis conformes, avec numérotation automatique et modèle personnalisable. Vérifiez trois points avant de vous y installer : la continuité de la numérotation, la possibilité d'exporter tous vos documents, et la conservation d'une copie figée de chaque devis émis. Ce dernier point manque souvent.
Servez-vous-en pour rédiger les désignations à partir de vos notes et pour vérifier qu'aucun poste n'est oublié par rapport à un projet comparable. Remplacez en revanche toutes les durées proposées par les vôtres, tirées de vos dossiers passés : c'est le seul endroit où un outil génératif se trompe systématiquement.
Oui, et c'est même plus simple, parce qu'une facture découle d'un devis accepté et d'un travail réalisé. L'automatisme le plus rentable est la facturation déclenchée par un jalon atteint plutôt que par la mémoire de quelqu'un, suivi des relances d'impayés à cinq, quinze et trente jours.
Sur un devis d'agence, on passe couramment de vingt à cinq minutes avec un catalogue de lignes et la reprise automatique des données. À quinze devis par mois, cela représente près de cinq heures mensuelles. Le gain le plus important reste cependant ailleurs : les relances automatiques augmentent le taux d'acceptation, ce qui pèse davantage que le temps économisé.
Dans Klevor, le catalogue de lignes, la numérotation, les relances et le passage du devis accepté au dossier puis à la facture sont déjà en place : il reste à décider du prix, ce qui est la seule partie qui vous appartienne. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.