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Un devis vierge à imprimer et à remplir à la main reste parfaitement valable, et il rend service dans une situation précise : chiffrer sur place, devant le client, sans ordinateur. C'est le cas de milliers d'artisans et d'indépendants.
Il pose en revanche un problème que personne n'anticipe : la numérotation. Voici comment s'en servir correctement, ce que le document doit contenir, et le moment où il faut passer à autre chose. Notre page sur le devis et le chiffrage traite du document en général.
Deux catégories de blocs : ceux qui sont préremplis une fois pour toutes, et ceux qu'on complète à la main.
Préremplis à l'impression : le mot « devis », votre identité complète, votre numéro d'identification, votre immatriculation, l'assurance si votre métier l'exige, les conditions de règlement, les mentions légales, et l'emplacement de signature avec la formule d'acceptation.
À compléter : le numéro, la date, la durée de validité, l'identité du client, les lignes de prestation avec quantité et prix unitaire, les totaux, et la date de démarrage prévue.
Prévoyez huit à dix lignes de prestation. En dessous, vous serez à court sur le premier chantier un peu large.
Un devis vierge n'a pas de numéro imprimé. Sur un carnet de vingt feuilles, on écrit alors le premier numéro qui vient, et six mois plus tard il existe deux devis portant le même numéro et un trou entre deux autres.
Deux solutions, également valables.
La deuxième solution demande de la rigueur et fonctionne à une condition : le registre se remplit le jour même, pas le samedi suivant.
Vous devez pouvoir produire le devis exactement tel que le client l'a reçu. Sur papier, cela suppose un double : carnet autocopiant, ou photographie du document signé, classée le jour même dans le dossier du client.
La photographie est acceptable et largement pratiquée. Elle devient inutilisable si elle reste dans la galerie d'un téléphone : classez-la immédiatement, avec le numéro du devis dans le nom du fichier.
La liste complète des mentions figure dans notre article sur les mentions obligatoires du devis.
Trois situations où il reste le meilleur outil.
Trois signaux, et le premier est le plus courant.
La solution intermédiaire existe : remplir sur place un devis manuscrit, et le ressaisir le soir dans un outil qui tiendra la numérotation et la relance. C'est le fonctionnement de nombreux artisans, et il se tient. La structure d'un modèle numérique figure dans notre article sur le modèle de devis dans Excel.
Les éditeurs de traitement de texte et de tableur proposent des modèles imprimables, et plusieurs outils en ligne permettent de produire un document gratuitement. Vérifiez avant impression que vos mentions permanentes y figurent déjà : identité, immatriculation, assurance si votre métier l'exige, conditions de règlement.
Reprenez la même structure qu'un devis numérique : en-tête avec numéro et date, identités des deux parties, détail chiffré ligne par ligne, totaux hors taxes et toutes taxes comprises, conditions, durée de validité, signature. Conservez un double, et tenez une numérotation continue commune à tous vos devis, quel que soit leur format.
Oui. La forme n'a aucune importance juridique : ce sont les mentions, le détail chiffré et l'acceptation qui comptent. Un devis manuscrit lisible, daté, détaillé et signé engage exactement comme un document produit par un logiciel.
Non. Un devis signé est un accord sur son contenu exact. Toute modification suppose un nouveau devis ou un avenant, accepté de la même façon. C'est la raison pour laquelle le double du document signé doit être conservé tel quel, sans annotation ultérieure.
Dans Klevor, la numérotation se tient toute seule, chaque devis reste figé tel qu'il a été envoyé, et son acceptation crée le dossier puis la facture sans ressaisie. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.