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Un devis de prestation de service ne se construit pas comme un devis de travaux. Dans les travaux, on chiffre des quantités mesurables. Dans les services, on chiffre du temps appliqué à un résultat qui n'existe pas encore, et c'est cette différence qui rend le périmètre décisif.
Voici la structure adaptée, les cinq clauses qui protègent réellement un prestataire, et un exemple chiffré. Notre page sur le devis et le chiffrage traite de la méthode d'estimation.
En-tête. Mention « devis », numéro, date, durée de validité.
Identités. Les deux parties, et le nom de la personne destinataire.
Contexte et objectif. Deux phrases reprenant le besoin exprimé par le client. Ce bloc n'est pas décoratif : il montre que vous avez compris, et il sert de référence si l'objectif change en cours de route.
Le détail des prestations. Une ligne par phase, avec le livrable attendu, la quantité en jours, le prix unitaire et le total.
Le planning. Une date de démarrage, une date de livraison, et les jalons de validation avec le délai attendu du client.
Les conditions. Acompte, échéancier, allers-retours inclus, exclusions, obligations du client, conditions d'annulation.
Acceptation. Date, nom, qualité, signature.
Refonte de l'identité visuelle et du site vitrine d'un cabinet de conseil.
Total : 13 500 € HT, vingt jours de production. Acompte de trente pour cent à la commande, quarante pour cent à la validation des maquettes, solde à la mise en ligne.
Le forfait rassure le client et fait porter le risque au prestataire. Il convient quand le périmètre est réellement définissable, ce qui suppose un cadrage sérieux en amont.
La régie au temps passé convient à l'accompagnement dans la durée, où le contenu se décide au fil de l'eau. Elle demande en contrepartie un plafond ou un point de contrôle mensuel, sans quoi le client n'a aucune visibilité.
La formule intermédiaire la plus solide : un cadrage facturé au forfait, qui débouche sur un devis de réalisation précis. Elle évite de chiffrer à l'aveugle et se vend bien, parce qu'elle est honnête.
Les mentions obligatoires s'appliquent comme pour tout devis, avec une attention particulière au décompte détaillé : en prestation intellectuelle, la quantité est un nombre de jours ou d'heures, et l'omettre affaiblit le document. Le détail figure dans notre article sur les mentions obligatoires du devis.
Décrivez d'abord l'objectif en deux phrases, puis détaillez chaque phase avec son livrable, son nombre de jours et son prix. Ajoutez un planning avec les jalons de validation et le délai attendu du client, puis les conditions : acompte, allers-retours inclus, exclusions, obligations du client, annulation. C'est cette dernière partie qui distingue un devis de service d'un devis de travaux.
Oui, systématiquement. Sans jours, le client compare deux prix sans savoir ce qu'il achète, et la négociation porte alors sur le montant plutôt que sur le périmètre. Avec les jours, il peut retirer une phase, ce qui préserve votre taux journalier.
Les modèles gratuits abondent et se valent à peu près sur la forme. Ce qui manque à presque tous, ce sont les cinq clauses de protection : allers-retours, délai de validation, interlocuteur unique, exclusions, annulation. Reprenez n'importe quel modèle et ajoutez-les, ou montez le vôtre selon la méthode décrite dans notre article sur le modèle de devis dans Excel.
En la découpant jusqu'à ce que chaque morceau ressemble à quelque chose de connu, puis en additionnant. Ajoutez une marge d'incertitude explicite, ou mieux, vendez d'abord un cadrage court au forfait qui débouchera sur un devis précis. Chiffrer à l'aveugle une prestation nouvelle est le moyen le plus sûr de la vendre à perte.
Dans Klevor, ces lignes se réutilisent d'un devis à l'autre, l'acceptation crée le dossier avec ses jalons de validation, et le temps réellement passé remonte en face du montant vendu. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.