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Production et process 4 min de lecture

Logiciel de gestion de production : ce qu'il faut distinguer

« Gestion de production » recouvre deux réalités qui n'ont presque rien en commun. Dans l'industrie, il s'agit de transformer de la matière avec des machines et des stocks. Dans les services, il s'agit de faire avancer des dossiers avec des personnes et du temps.

Les logiciels qui portent ce nom s'adressent presque tous à la première. Voici comment distinguer les familles, et ce que cherche réellement une entreprise de services. Notre page sur la production et les process d'agence traite du second cas en détail.

Les familles de logiciels de production industrielle

La gestion de production assistée par ordinateur

Abrégée en GPAO, elle organise l'atelier : nomenclatures, gammes de fabrication, ordres de fabrication, lancement, suivi des quantités et des rebuts. Elle répond à une question précise : que fabriquer, avec quoi, dans quel ordre.

Le système de gestion intégré

Souvent appelé ERP, il couvre l'entreprise entière : achats, ventes, stocks, comptabilité, parfois la paie. La production n'en est qu'un module, plus léger qu'une GPAO dédiée, mais relié au reste sans ressaisie.

Le système d'exécution de fabrication

Il descend au niveau de la machine et du poste : temps réel, relevés, traçabilité fine. Il vient après une GPAO, jamais à la place.

La différence entre GPAO et système intégré

Elle tient en une phrase : la GPAO est spécialisée, le système intégré est transversal. Une GPAO gère mieux un atelier complexe ; un système intégré évite que le même article soit saisi trois fois.

Le choix se pose rarement en ces termes dans une petite structure. Il se pose plutôt ainsi : votre difficulté est-elle dans l'atelier, ou dans la circulation de l'information entre le commercial, la production et la facturation. Dans le second cas, un outil transversal rendra plus de service, comme l'explique notre article sur les logiciels d'entreprise.

La production dans une entreprise de services

Il n'y a ni nomenclature ni stock, mais les questions sont analogues et le vocabulaire trompe. Ce qu'une agence, un bureau d'études ou un cabinet appelle production, c'est quatre choses.

  • La charge. Qui est disponible, quand, et pour combien de jours.
  • L'ordonnancement. Dans quel ordre traiter les dossiers quand tout est urgent.
  • L'avancement. Où en est chaque dossier, sans avoir à demander.
  • Le rendement. Combien de jours consommés pour combien de jours vendus.

La quatrième est l'équivalent exact du prix de revient industriel, et c'est celle qui manque partout. Notre article sur le tableau de bord détaille les indicateurs qui la rendent lisible.

Les quatre fonctions à vérifier, quel que soit le métier

  • La saisie unique. Une donnée entrée une fois, réutilisée partout. C'est le seul critère qui produit un gain mesurable.
  • Le lien avec le commercial. Ce qui est vendu doit déclencher ce qui est produit, sans ressaisie.
  • Le suivi du temps ou des quantités, rattaché à un montant.
  • L'export de vos données. À vérifier avant d'entrer, pas au moment de partir.

Ce qui fait échouer un projet d'outil de production

Trois causes, toujours les mêmes, et aucune n'est technique.

Le process n'existait pas avant l'outil. Un logiciel n'invente pas une organisation, il la fige. Installer une GPAO sur un atelier sans gammes écrites produit un système que personne ne renseigne.

La reprise de données a été sous-estimée. C'est la moitié du travail, presque jamais la moitié du budget.

Personne n'a été désigné pour tenir le référentiel. Les articles, les nomenclatures ou les modèles de dossiers se dégradent en six mois sans quelqu'un dont c'est la responsabilité.

Questions fréquentes

Quels sont les outils de gestion de production ?

Dans l'industrie : la GPAO pour l'atelier, le système intégré pour l'entreprise, le système d'exécution pour le temps réel au poste, auxquels s'ajoutent les outils de planification de la charge. Dans les services : les outils de gestion de projet et les logiciels métier qui relient le devis, la production et la facture.

Quelle est la différence entre un ERP et une GPAO ?

Une GPAO est spécialisée dans la fabrication : nomenclatures, gammes, ordres de fabrication, suivi d'atelier. Un ERP couvre l'ensemble de l'entreprise et inclut un module de production généralement plus simple. La GPAO va plus loin sur l'atelier ; l'ERP évite les doubles saisies entre services. Les deux coexistent souvent, reliés l'un à l'autre.

Existe-t-il des logiciels de gestion de production gratuits ?

Oui, principalement du côté libre, avec des modules de fabrication installables sur son propre serveur. Ils demandent une installation, un paramétrage sérieux des nomenclatures et une maintenance. Le tableur reste par ailleurs très utilisé pour l'ordonnancement dans les petits ateliers, avec les limites connues : pas de version de référence et aucune propagation des retards.

Une agence a-t-elle besoin d'un logiciel de gestion de production ?

Pas au sens industriel du terme. Elle a besoin de savoir qui est disponible, où en est chaque dossier et combien de jours ont été consommés par rapport au vendu. Ce sont les fonctions d'un outil de gestion d'activité, pas d'une GPAO, et notre comparatif des logiciels de gestion de projet détaille ce qui les distingue.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux mondes derrière un même mot : atelier et services.
  • GPAO pour l'atelier, système intégré pour la circulation de l'information.
  • Dans les services, le rendement remplace le prix de revient.
  • La saisie unique est le seul critère qui produit un gain mesurable.
  • Un logiciel fige un process, il ne l'invente pas.

Klevor s'adresse aux entreprises de services : le devis accepté déclenche la production, le temps saisi remonte en face du montant vendu, et la marge se lit pendant le dossier plutôt qu'après. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration sur vos propres dossiers.