Vos documents
Vos clients
Un seul système
Klevor
Un tableau kanban, ce sont des colonnes représentant des étapes et des cartes représentant du travail. Les cartes avancent de gauche à droite. C'est tout, et c'est ce qui explique le succès du format : il se comprend sans formation.
Ce qui se comprend moins, et qui fait toute la différence entre un tableau utile et un tableau décoratif, tient en une règle : limiter le nombre de cartes en cours. Voici la méthode, les outils qui la portent, et ce qu'ils ne savent pas faire. Notre page sur la production et les process d'agence traite de l'organisation autour.
Trois cartes maximum en colonne « en cours » pour une équipe de trois personnes. Quand la limite est atteinte, on ne démarre rien de nouveau : on aide à terminer ce qui est commencé.
C'est contre-intuitif et c'est démontré : une équipe qui mène huit sujets de front livre plus tard qu'une équipe qui en mène trois, parce que chaque passage d'un sujet à l'autre coûte du temps de remise en contexte. Sans cette limite, un tableau kanban n'est qu'une liste de tâches disposée horizontalement.
Quatre à six colonnes, jamais plus. Au-delà, personne ne déplace les cartes et le tableau ment.
La colonne « chez le client » est celle qui manque partout. Sans elle, une carte bloquée depuis douze jours ressemble à du travail en retard alors qu'elle attend une décision extérieure.
Des notes adhésives sur un mur. Imbattable pour une équipe qui partage un bureau : aucune adoption à obtenir, la limite de travail en cours se voit physiquement. Inutilisable dès que quelqu'un travaille à distance.
Presque tous les gestionnaires de tâches proposent une vue en colonnes, très souvent dans leur formule gratuite. Les limites habituelles sont le nombre d'utilisateurs et les automatisations, comme le détaille notre article sur les logiciels de gestion de projet gratuits.
Une colonne d'état et un filtre suffisent à reproduire un kanban. Moins agréable, mais gratuit et sans compte à créer. Convient pour tester la méthode avant d'engager un outil.
Les formules gratuites couvrent réellement le besoin d'une équipe de moins de dix personnes : colonnes, cartes, assignation, échéances, commentaires. Deux fonctions basculent presque toujours côté payant, et ce sont les deux qui font gagner du temps : les automatisations de déplacement de carte, et les indicateurs de flux.
Il ne dit pas si le dossier est rentable. Une carte ne porte pas de montant, et un tableau peut afficher un flux impeccable sur un projet en perte. Le couple d'indicateurs qui comble ce vide est décrit dans notre article sur le tableau de bord.
Il ne dit pas non plus si la date de livraison tiendra, faute de dépendances entre cartes. C'est le rôle d'un logiciel de Gantt, et les deux vues se complètent sans se remplacer.
C'est une méthode d'organisation du travail qui rend visible ce qui est en cours et limite volontairement le nombre de sujets menés en parallèle. Née dans l'industrie automobile, elle repose sur quatre principes : visualiser le travail, limiter le travail en cours, gérer le flux, et améliorer par petits pas. Le tableau à colonnes n'en est que la partie visible.
La plupart des gestionnaires de tâches proposent une vue en colonnes gratuite, suffisante sous dix utilisateurs. Le critère à vérifier n'est pas la richesse d'affichage mais la possibilité de fixer une limite visible de cartes par colonne : sans elle, l'outil n'implémente pas la règle centrale de la méthode.
Le scrum découpe le temps en itérations de durée fixe, avec un engagement sur un contenu au début de chaque itération. Le kanban ne découpe pas le temps : le travail entre en continu, et c'est la limite de travail en cours qui régule le rythme. Pour une agence dont les demandes arrivent au fil de l'eau, le kanban s'adapte mieux ; le scrum convient aux équipes qui peuvent geler un périmètre pendant deux semaines.
Commencez par quatre colonnes : à faire, en cours, chez le client, terminé. Écrivez une carte par livrable, avec un responsable nommé. Fixez ensuite une limite au nombre de cartes en cours, égale au nombre de personnes de l'équipe. Tenez une revue de dix minutes par semaine pour déplacer les cartes et clore ce qui est fait.
Dans Klevor, les cartes ne flottent pas : chaque tâche appartient à un dossier issu d'un devis accepté, ce qui attend le client est visible des deux côtés, et le temps saisi remonte en face du montant vendu. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration.