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Gérer un projet, c'est organiser le travail : découper, planifier, répartir, suivre les tâches. Piloter un projet, c'est décider en cours de route : arbitrer entre le délai, le contenu et le budget quand l'un des trois ne tient plus.
Les outils ne sont pas les mêmes, et confondre les deux produit des équipes parfaitement organisées qui découvrent une perte à la facture finale. Voici les cinq outils du pilotage, les trois indicateurs qui les alimentent, et le rythme qui les fait vivre. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la gestion, celle-ci du pilotage.
La gestion répond à « où en sommes-nous ». Le pilotage répond à « que décide-t-on ». Un outil de gestion qui n'appelle jamais de décision est un outil de reporting, et le reporting seul n'a jamais sauvé un projet.
Le test tient en une phrase : quand vous ouvrez l'outil, savez-vous immédiatement ce qu'il faut faire aujourd'hui, et pour quel dossier. Si la réponse demande une analyse, l'outil documente au lieu de piloter.
Trois suffisent, et le troisième est celui qui manque presque partout.
Le couple avancement et consommé est le seul qui annonce une perte à l'avance. Un dossier à quarante pour cent d'avancement pour soixante-dix pour cent de consommation est en perte, et il le dit trois mois avant la facture.
Quand un projet dérape, il n'existe que trois leviers, et ils sont solidaires : le délai, le contenu, le budget. On ne peut pas les tenir tous les trois.
Le pilotage consiste à choisir lequel lâcher, explicitement, avec le client, et à l'écrire. Un projet où personne ne choisit lâche les trois, dans le désordre, et la conversation arrive à la fin plutôt qu'au milieu.
Hebdomadaire pour l'opérationnel, mensuel pour le financier. La revue mensuelle seule arrive trop tard : un dérapage détecté au bout de trente jours a déjà consommé son budget.
Dix minutes suffisent si les chiffres sont déjà là. S'il faut trente minutes de préparation, la revue sautera une semaine, puis deux, et le pilotage s'arrêtera. C'est le vrai critère de choix d'un outil : ce qu'il demande pour produire ses chiffres, comme l'explique notre article sur le logiciel de tableau de bord.
La gestion organise le travail : découpage, planning, répartition, suivi des tâches. Le pilotage prend les décisions qui s'imposent quand la réalité s'écarte du plan : arbitrer entre le délai, le contenu et le budget. Un projet peut être parfaitement géré et mal piloté, et c'est le cas le plus fréquent des projets qui perdent de l'argent.
Le tableau de bord, les jalons de décision, le registre des risques, le journal des décisions et la revue hebdomadaire. Les quatre premiers sont des documents courts ; le cinquième est ce qui les fait vivre. Sans revue régulière, les outils de pilotage deviennent des archives.
Trois suffisent : l'écart de calendrier par rapport au plan initial, le rapport entre le consommé et le vendu comparé à l'avancement, et ce qui attend une décision du client avec son ancienneté. Un quatrième indicateur ajoute rarement une décision, et souvent une réunion.
Dès qu'un projet dépasse un mois ou trois personnes. En dessous, l'écart se voit à l'œil nu et se corrige dans la journée. Au-delà, la dérive s'installe sans signal, et c'est précisément ce qu'un outil de pilotage rend visible.
Dans Klevor, les chiffres du pilotage sont déjà là : le devis accepté donne le vendu, le temps saisi donne le consommé, et ce qui attend le client s'affiche avec sa date des deux côtés. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration sur un dossier en cours.