Voir
Choisir

Vos documents

Vos clients

Un seul système

Klevor

Production et process 4 min de lecture

Outil de pilotage de projet : piloter n'est pas gérer

Gérer un projet, c'est organiser le travail : découper, planifier, répartir, suivre les tâches. Piloter un projet, c'est décider en cours de route : arbitrer entre le délai, le contenu et le budget quand l'un des trois ne tient plus.

Les outils ne sont pas les mêmes, et confondre les deux produit des équipes parfaitement organisées qui découvrent une perte à la facture finale. Voici les cinq outils du pilotage, les trois indicateurs qui les alimentent, et le rythme qui les fait vivre. Notre page sur la production et les process d'agence traite de la gestion, celle-ci du pilotage.

La différence, en une question

La gestion répond à « où en sommes-nous ». Le pilotage répond à « que décide-t-on ». Un outil de gestion qui n'appelle jamais de décision est un outil de reporting, et le reporting seul n'a jamais sauvé un projet.

Le test tient en une phrase : quand vous ouvrez l'outil, savez-vous immédiatement ce qu'il faut faire aujourd'hui, et pour quel dossier. Si la réponse demande une analyse, l'outil documente au lieu de piloter.

Les cinq outils du pilotage

  • Le tableau de bord. Cinq ou six indicateurs, un écran, une lecture en dix secondes. C'est l'outil central, décrit dans notre article sur l'exemple de tableau de bord.
  • Le jalon. Une date ferme et une décision associée. Un jalon sans décision n'est qu'une échéance.
  • Le registre des risques. Deux ou trois lignes, jamais dix, avec ce qu'on fera si le risque survient.
  • Le journal des décisions. Qui a décidé quoi, quand, et sur quelle base. C'est ce qui évite de rejouer trois fois le même arbitrage et de le perdre.
  • La revue hebdomadaire. Dix minutes, le même jour. Sans elle, les quatre autres sont des documents morts.

Les trois indicateurs de pilotage

Trois suffisent, et le troisième est celui qui manque presque partout.

  • L'écart de calendrier. Jours entre la livraison prévue au départ et la livraison projetée aujourd'hui. Il exige de conserver le plan initial.
  • Le consommé sur le vendu. Jours passés divisés par jours vendus, à comparer avec l'avancement réel.
  • Ce qui attend le client. Décisions et éléments en attente, avec leur ancienneté. C'est l'indicateur le plus actionnable des trois, parce qu'il désigne l'appel à passer aujourd'hui.

Le couple avancement et consommé est le seul qui annonce une perte à l'avance. Un dossier à quarante pour cent d'avancement pour soixante-dix pour cent de consommation est en perte, et il le dit trois mois avant la facture.

Les trois leviers d'arbitrage

Quand un projet dérape, il n'existe que trois leviers, et ils sont solidaires : le délai, le contenu, le budget. On ne peut pas les tenir tous les trois.

Le pilotage consiste à choisir lequel lâcher, explicitement, avec le client, et à l'écrire. Un projet où personne ne choisit lâche les trois, dans le désordre, et la conversation arrive à la fin plutôt qu'au milieu.

Le rythme qui fait tenir le pilotage

Hebdomadaire pour l'opérationnel, mensuel pour le financier. La revue mensuelle seule arrive trop tard : un dérapage détecté au bout de trente jours a déjà consommé son budget.

Dix minutes suffisent si les chiffres sont déjà là. S'il faut trente minutes de préparation, la revue sautera une semaine, puis deux, et le pilotage s'arrêtera. C'est le vrai critère de choix d'un outil : ce qu'il demande pour produire ses chiffres, comme l'explique notre article sur le logiciel de tableau de bord.

Questions fréquentes

Quelle différence entre pilotage et gestion de projet ?

La gestion organise le travail : découpage, planning, répartition, suivi des tâches. Le pilotage prend les décisions qui s'imposent quand la réalité s'écarte du plan : arbitrer entre le délai, le contenu et le budget. Un projet peut être parfaitement géré et mal piloté, et c'est le cas le plus fréquent des projets qui perdent de l'argent.

Quels sont les outils de pilotage de projet ?

Le tableau de bord, les jalons de décision, le registre des risques, le journal des décisions et la revue hebdomadaire. Les quatre premiers sont des documents courts ; le cinquième est ce qui les fait vivre. Sans revue régulière, les outils de pilotage deviennent des archives.

Quels indicateurs suivre pour piloter un projet ?

Trois suffisent : l'écart de calendrier par rapport au plan initial, le rapport entre le consommé et le vendu comparé à l'avancement, et ce qui attend une décision du client avec son ancienneté. Un quatrième indicateur ajoute rarement une décision, et souvent une réunion.

À partir de quelle taille de projet faut-il piloter ?

Dès qu'un projet dépasse un mois ou trois personnes. En dessous, l'écart se voit à l'œil nu et se corrige dans la journée. Au-delà, la dérive s'installe sans signal, et c'est précisément ce qu'un outil de pilotage rend visible.

Ce qu'il faut retenir

  • Gérer répond à « où en sommes-nous », piloter à « que décide-t-on ».
  • Cinq outils, dont la revue hebdomadaire qui fait vivre les quatre autres.
  • Trois indicateurs, dont le consommé rapporté au vendu.
  • Trois leviers seulement : délai, contenu, budget. Choisissez lequel lâcher.
  • Un outil qui demande trente minutes de préparation ne sera pas utilisé.

Dans Klevor, les chiffres du pilotage sont déjà là : le devis accepté donne le vendu, le temps saisi donne le consommé, et ce qui attend le client s'affiche avec sa date des deux côtés. Essayer Klevor quatorze jours, ou demander une démonstration sur un dossier en cours.