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Prospection et CRM 4 min de lecture

Logiciel de gestion commerciale : ce qu'il couvre vraiment

Un logiciel de gestion commerciale suit le cycle de vente jusqu'à l'encaissement : devis, commande, livraison ou exécution, facture, règlement. C'est la chaîne complète de ce qui rentre, et c'est ce qui le distingue d'un CRM, qui s'arrête à la signature.

Voici les cinq briques qu'il contient, ce qui le sépare des catégories voisines, et les critères qui décident pour une petite structure. Notre page sur la prospection et le suivi commercial traite de la démarche en amont.

Les cinq briques

  • Le catalogue — produits ou prestations, avec leurs désignations rédigées, leurs unités et leurs tarifs. C'est la brique qui fait gagner le plus de temps au quotidien.
  • Les tiers — clients et prospects, avec leurs conditions de règlement et leurs interlocuteurs.
  • Les documents de vente — devis, bon de commande, bon de livraison, facture, avoir, chaînés les uns aux autres sans ressaisie.
  • Le suivi des règlements — échéances, encaissements, relances.
  • Les états — chiffre d'affaires par période, par client, par produit, et l'export vers la comptabilité.

La troisième brique est le cœur du sujet. Un outil où le devis accepté ne devient pas une facture d'un clic n'est pas un logiciel de gestion commerciale, c'est un éditeur de documents.

Gestion commerciale, CRM, ERP : les frontières

Le CRM traite l'avant : prospects, opportunités, relances, prévisions. Il s'arrête à la signature. Sa définition complète figure dans notre article sur le CRM.

La gestion commerciale traite le cycle de vente lui-même, du devis au règlement.

L'ERP ajoute tout le reste : achats, stocks, production, comptabilité, parfois la paie. La gestion commerciale en est un module.

Les trois se recouvrent sur le devis, et c'est précisément là que naissent les doubles saisies quand les outils sont séparés.

Les six critères pour une petite structure

  • Le chaînage des documents. Devis vers facture sans ressaisie, avec la référence conservée.
  • Le catalogue de lignes réutilisables. Trente lignes couvrent quatre-vingts pour cent des devis d'une entreprise de services.
  • Les acomptes et leur déduction automatique sur le solde.
  • Le suivi des impayés, avec relances programmées.
  • L'export attendu par votre cabinet comptable. À demander à votre cabinet, pas à l'éditeur.
  • Le raccordement à une plateforme agréée pour la facturation électronique.

Ce qui manque presque toujours en entreprise de services

Deux fonctions, et elles changent tout pour une agence ou un bureau d'études.

Le rapprochement entre le temps passé et le montant vendu. Un logiciel de gestion commerciale sait ce qui a été vendu, rarement ce que le dossier a coûté en jours. Sans ce rapprochement, on connaît son chiffre d'affaires et pas sa marge.

L'espace client. Un endroit où le client retrouve son devis, l'avancement, ses documents et ses factures, distinct de l'espace interne. C'est ce qui supprime les demandes de nouvelles.

Le cas des activités avec stock

Si chaque facture correspond à une sortie de marchandise, il faut relier la gestion commerciale au stock, sous peine de tenir deux vérités. Les méthodes de réapprovisionnement et le seuil de bascule sont traités dans notre article sur la gestion de stock et facturation.

Pour une activité de pure prestation, ce module est du poids mort : il allonge la prise en main sans rien apporter.

Le tableur, jusqu'où

Il tient jusqu'à une dizaine de devis et une vingtaine de factures par mois, avec une seule personne qui l'alimente. Deux signes annoncent la fin : la ressaisie du devis vers la facture, et la numérotation qui se dédouble dès que deux personnes émettent des documents.

Questions fréquentes

Quel est le meilleur logiciel pour gérer les ventes ?

Celui qui chaîne le devis, la facture et le règlement sans ressaisie, et dont l'export correspond au format attendu par votre cabinet comptable. Ces deux points départagent mieux que la liste des fonctions. Pour une entreprise de services, ajoutez le rapprochement entre le temps passé et le montant vendu, qui manque à la plupart des outils.

Quelle différence entre gestion commerciale et CRM ?

Le CRM traite ce qui précède la signature : prospects, opportunités, relances, prévisions. La gestion commerciale traite le cycle de vente lui-même, du devis au règlement. Les deux se recouvrent sur le devis, et c'est là que naissent les doubles saisies quand les outils sont séparés.

Existe-t-il un logiciel de gestion commerciale gratuit ?

Oui, sous deux formes : les logiciels de gestion libres à installer sur son serveur, et les formules d'entrée gratuites de certains éditeurs, généralement plafonnées en documents ou en utilisateurs. Le détail figure dans notre article sur le logiciel de gestion commerciale gratuit.

Faut-il un logiciel de gestion commerciale quand on est trois ?

Dès que le devis se recopie pour établir la facture, oui : trois à cinq minutes par dossier plus le risque d'écart entre les deux documents. En dessous d'une dizaine de devis par mois et avec une seule personne aux commandes, un tableau bien tenu reste défendable.

Ce qu'il faut retenir

  • Cinq briques, et le chaînage des documents est le cœur.
  • Le CRM s'arrête à la signature, la gestion commerciale va au règlement.
  • Le catalogue de lignes fait gagner le plus de temps au quotidien.
  • En services, le lien avec le temps passé manque presque toujours.
  • Le module stock est du poids mort en pure prestation.

Klevor couvre ce cycle pour les entreprises de services, et ajoute les deux fonctions manquantes : le temps passé rapproché du montant vendu, et un espace où le client suit son dossier. Essayer Klevor quatorze jours, ou parler à quelqu'un qui connaît le métier.